17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:31

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Léon Gineste
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:19

Pour préparer la balade alchimique solsticiale, de ce 22 juin 2013 autour de Rennes le Château, j’ai du me replonger dans les énigmes qui jalonnent la région. Parfois j’ai approfondi un sujet. J’ai eu l’idée (pardonnez-moi si elle est inintéressante) de vous faire part des éclaboussures de mon esprit qui a tantôt un « œil » sur le terrain tantôt sur l’athanor.

En réalité j’ai joué, mais il est difficile de saisir les soubassements sans fonds de la marelle ou le pèlerinage labyrinthique du jeu de l’oie qui exprime les grandes lois de l’univers.

Il est un prieuré non loin de Limoux dans l’Aude qui abrite une vierge dont le visage est noir. C’est Notre-Dame de Marceille. Contraste saisissant avec celui de la mère du Christ qui ne fut jamais noir. Nul n’ignore que le noir est l’inverse du blanc comme nous le montre l’alternance des jours et des nuits. C’est ce concept d’inversion qui prend de l’ampleur quand nous savons que la spiritualité, plus exactement la mystique ne repose pas sur la récitation ou déclamation de prières mais au contraire dans l’apprentissage du silence, ce qu’exprime d’ailleurs le mot mystique qui provient de muet. La vierge noire nous demande de la fermer ! Banc et noir, bruit et silence des inverses en balancements… qu’ont fort bien compris les Templiers comme le montre l’alternance du blanc et du noir dans leur étendard ou beaucéen de sable (noir) et argent (blanc) ou encore soufre et mercure (vif argent). tels est la clé de la spiritualité réelle, c’est-à-dire initiatique,telle est aussi la clé fondamentale de l’alchimie. Deux clés qui n’en font qu’une autant dans le sanctuaire de Notre-Dame de Marceille que dans l’église de Rennes le château ou le sol est carrelé de blanc et noir.

En d’autres termes l’inversion est l’unique voie de notre compréhension du monde qui est au-delà de notre réalité et d’où émanent toutes les causes qui se manifestent parfois sous formes de coïncidences intemporelles que le psychologue C. G. Jung a appelé Synchronicité. Sayons plus explicite : nous vivons dans un anti-univers forgé avec notre propre obscurité. À nous d’accéder à l’Univers-sel lumineux comme l’a fort bien écrit le curé Béranger Saunière en spécifiant ainsi le rôle du « sel » alchimique dans cette démarche de découverte de la lumière, de ce qu’elle contient de plus précieux et que le miroir d’argent de la lune, dans son écrin noir, nous diffuse à satiété.

Retenons l’importance des contrastes et partons pour le pèlerinage à Notre-Dame de Marseille.

Mettons-nous à genoux, comme tous les pèlerins et avançons sur la voie sacrée qui monte vers les portes du sanctuaire.

Les galets nous agressent les genoux (saint genou priez pour nous en votre 17 janvier) et la douleur est offerte au Christ qui a souffert pour nous. Heureusement, une dalle plate est là pour calmer la douleur. Mais il faut recommencer jusqu’à rencontrer 52 pierres planes de repos. Un calvaire pour les genoux sanguinolents. L’on comprend pourquoi les pèlerins plaçaient sous leurs articulations des coquilles pour atténuer la douleur. Ainsi, le coquillage saint Jacques est devenu le symbole des pèlerins se rendant à Compostelle pour devenir celui de la douleur et de la lumière plus exactement de la douleur (jalonnant toutes vies) menant à la lumière. Évidemment, cela n’est efficace que dans la mesure où nous connaissons la raison d’être de ces tourments, alors il devient possible de les accueillir non pas dans un malsain plaisir mais dans la sérénité paisible.

Dès le début du parcours une stèle surmontée d’une croix de fer nous dit qu’en 1886 un pèlerin à rendu l’âme à cet endroit le 2 mai.

C’est la pierre gravée à la mémoire du sieur Gustave Vison qui serait décédé en ce lieu. D’après de multiples enquêtes, il s’avère que cette stèle est fausse, elle ne correspond à aucun mort. Plus exactement c’est celle d’un mort-vivant. Ainsi, nous restons dans les inverses et les contrastes à un degré tel qu’Aristote y perdrait son latin (c’est une manière de parler !)

De ce fait, l’inscription devient une indication, un message crypté qu’il faut déchiffrer. Souffrez que je tente, après une armée d’autres investigateurs patentés, de vous livrer le fruit de mes acrobatiques suppositions !

Dans l’inscription qui se présente de la sorte :

ICI EST MORT

GUSTAVE VISON

SE RENDANT

A.N.D

DE MARCEILLE

LE 2 MAI 1886

____

PRIEZ POUR LUI

Si 1886 est la date de publication du livre La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes les bains, c’est pour attirer l’attention sur ce livre ou un chapitre est consacré à Notre-Dame de Marceille.

Et justement remarquez comment l’expression « A Notre-Dame » qui devrait être abrégée en « A N.-D. » (A Notre-Dame) est écrite « A.N.D ». Le point après la lettre A (préposition) est en trop et le point après la lettre N aurait du être suivi d’un trait d’union.

Les deux points et le trait d'union ont été décalés ensemble d’une lettre vers la gauche pour que l’un se trouve après le A préposition, qui ne devrait pas en comporter, et l’autre après le N pointé (N.) abréviation de « Notre ». De ce fait, le point du D. signe de l’abréviation de « Dame » à disparu.

Lors de ce décalage à gauche le trait d’union s’est perdu, il aurait dû se trouver sur le N.

Cette inscription qui devrait être A N.-D. est en réalité, après décalage des trois signes sur le gauche: A.N.D, ce qui met en évidence la lettre barrée N. Nous voyons apparaître l’union de deux A, l’un à l’endroit l’autre à l’envers. En d’autres termes, cela signifie qu'il faut inverser une lettre et que les archives des AA sont non loin de là.

Je rappelle que les AA (voir mon livre Rennes le château la carte des trésors) sont une résurgence secrète de la Compagnie du Saint Sacrement dont St-Vincent Depaul faisait partie ainsi que l’évêque d’Aleth Nicolas Pavillon. Elle fut dissoute par Louis XIV mais continua d’exister sous le nom de AA. Toutes les archives contenaient des secrets d’État, car Vincent Depaul était le confesseur de la famille royale, y sont mentionnés en ses registres. Depaul fonda les lazaristes qui furent inféodés à N.-D. de Marceille. Telle est la raison pour laquelle la statue du père des Enfants trouvés se trouve sur l’esplanade du prieuré.

Le N barré est sur un axe horizontal. En le faisant tourner sur cet axe on obtient un N inversé : И.. Telle est la raison de la présence du И au sommet de la croix qui était sur la tombe de Béranger Saunière. Ce И est le trait d’union entre ceux qui savent ou se trouve les archives des AA et donc ou est le trésor de Rennnes le Château, Il s'agit aussceux qui maîtrisent la langue verte ou inverse et savent que la matière alchimique ne saurait être convenablement œuvrée sans avoir divisé le « sel » régénérateur en 14 parts puisque la lettre N est la 14ème de l’alphabet. Raison pour laquelle le chemin de croix compte 14 stations qui s’énumèrent à l’envers lorsque le curé fondateur est alchimiste. Dans l’église de Rennes le château les 14 stations dessinent un « n » minuscule tracé de droite à gauche… À l’envers.

Pour le lire il faut tourner le dos à l’autel comme le prêtre donnant la bénédiction à la fin de la messe.

De ce fait, le chemin commence côté Évangile de l’autel (côté gauche en le regardant) alors qu’il devrait y aboutir puisque c’est la fin de sa mission sur terre pour devenir le fils dont on lit les évangiles. En effet, c’est de ce côté de l’autel que sont lues les évangiles lors de la messe de saint Pie V que célébrait Béranger Saunière.

Voilà j’espère que vous vous êtes bien amusés !

Avec toute mon amitié.

P.S. Ce blog est désastreux et je n'y suis pour rien.

La marque alchimique du prieuré de N.-D. De Marceille.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:06

J’ai parfois parlé de science-fiction en faisant remarquer que certains auteurs étaient proches de l’alchimie et en particulier le canadien Alfred Elton VAN VOGT (1912-2000), considéré comme l’un des chefs de file de « l’âge d’or » de la science-fiction américaine. Pour certains critiques son œuvre a beaucoup vieilli. À cela une seule réponse : cette dépréciation est le fruit de l’obsolescence qui gagne certaines expressions scientifiques. Elle est beaucoup plus liée aux variations terminologiques qu’à l’évolution réelle des techniques. Par exemple, de nos jours nous ne parlons plus de la même manière d’énergie atomique souvent remplacée par le synonyme d’énergie nucléaire. Employer la première expression donne des rides au texte, pourtant l’énergie atomique est bien loin de nous avoir tout révélé. Nous sommes devant une réalité quelque peu décevante, mais est-elle évitable ? En effet, la science-fiction est parfois snobinarde, elle se révèle victime de la mode. En cela elle est aux antipodes de l’alchimie qui se présente beaucoup plus comme une science aboutie ne donnant pas de prise à des fluctuations sémantiques liées aux caprices de la modernité.

En filigrane des récits, que ce soient ceux qui structurent la faune de l’espace,(où le potassium, chers aux alchimistes, est mis en exergue) le cycle des Linns (qui caractérise le génie salvateur agissant sur le macrocosme à travers le microcosme, opération si proche des transplantations de Paracelse.) et celui des anti A (qui donne le véritable sens de la dimension humaine avec en surcroît une prophétie sur les capacités psychique exceptionnelles que révéleront les neurosciences). Dans tous ces romans sont abordées des réalités essentielles ou l’alchimie tient une place prépondérante. En cela l’œuvre de VAN VOGT est immortelle. Par ailleurs l’intégration de ce citoyen Canadien à « l’âge d’or » de la science-fiction Américaine est une étrange convergence, un clin d’œil « doré » de la synchronicité pour parler le langage de C. G. Jung, et cela ne manque pas de relief, de ce genre de relief qui n’a rien de commun avec l’orogenèse.

Mais les littéraires sont-ils tous sensibles à la dorure alchimique de son œuvre ? En tout cas le révolté « antisystème » Boris VIAN (1920-1959) ne s’y est pas trompé en traduisant ses romans sur les anti-aristotéliciens. Oeuvre reposant sur les concepts très fructueux de la sémantique Générale que venait de formuler le mathématicien polonais, ce génial aristocrate qu’était le comte Alfred KORZYBSKI (1879-1950). Génial il l’était pour avoir su faire sortir de leurs abstractions la physique quantique et celle de la relativité d’Einstein. Il leur donna une dimension humaine, sans perdre le référentiel mathématique, d’une manière telle qu’elle s’apparente à un art de vivre extraordinairement riche. C’est dans ces concepts qu’ont puisés les fondateurs de la Gestalt Théorie (de l’Allemand Gestalttheorie qui signifie « théorie de la forme ») si chère à certains psychologues et aussi les fondateurs de la « Programmation neuro linguistique (P.N.L) ». Chacun de leur côté, on établit un domaine de sciences humaines qui ne tarda pas à rompre le cordon ombilical qui les reliait avec les concepts fondamentaux du mathématicien Polonais.

Toutes ces disciplines fécondées ne sont qu’un éclatement dépréciateur de l’œuvre de KORZYBSKI où les romans de VAN VOGT sont un retour aux sources en même temps qu’une agréable vulgarisation qui permit à beaucoup de Français de découvrir les fondements de la sémantique générale que notre aristotélicienne Éducation Nationale ne saurait enseigner, à moins d’aller chercher un bâton pour se faire battre !

Autant l’œuvre de l’auteur Canadien offre de multiples pistes de réflexions pour aborder l’alchimie théorique qui prépare l’entrée au laboratoire, autant la sémantique générale s’avère un instrument de réflexion pour aborder le changement de la pensée (métanoïa) si nécessaire comme prélude à la transmutation de l’être et conséquemment à celle de la matière si étroitement intriquée dans le temps comme l’a bien montré Salvador Dally dans son tableau des montres molles...

Avec toute mon amitié.

Blason de KORZYBSKI.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 16:04

DE LA POINTURE DES GODASSES A L’AGE DES PIEDS QUI SONT DEDANS.
Faites le test.


Prendre la calculatrice.
Inscrire la pointure de vos chaussures et la multiplier par 5,
- rajouter 50,
- multiplier le total par 20,
-
rajouter 1013,
- puis soustraire votre année de naissance.
Maintenant vous obtenez un nombre avec 4 chiffres;
les 2 premiers c'est votre pointure de chaussures, et les 2 derniers c'est votre
âge !

Ben oui, en regardant les ailes d’un moulin, on peut découvrir l’âge du meunier… et celui de votre ange gardien ! C'est une blague ? Pas si sur ! ! !

Les nombres ont plusieurs niveaux d'expressions outre celui qui structure les maths. L'actuelle numérologie n'est qu'un très pâle reflet de leur réalité ésotérique car elle repose essentiellement sur des calculs et des définitions dont les numérologues actuels ignorent l'origine. Ors quand on met un pieds sur un axiome sans l'écraser on n'entre pas dans le monde de l'ésotérisme mais dans celui du conditionnement ou pire dans la superficialité... Bon j’arrête de jouer de la trompette même si c'est dans l'intention de vous éviter d'être trompé.

Avec toute mon amitié.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:29

Je suis débordé et de ce fait j'ai mauvaise conscienc de laisser dormir mon blog. J'ai pensé que je pourrais soumettre à votre jugement un texte que j'ai en chantier pour présenter un fascicule sur l'alchimie à Montpellier. Cet ouvrage fera suite à celui consacré à la place royale et solaire du Peyrou.

Si, dans la ville de Montpellier, la place royale du Peyrou est, globalement, un ensemble architectural homogène construit sensiblement au même moment il peut, de ce fait, être traité comme un tout. Il n’en est plus de même pour les étapes suivantes de la balade alchimique à travers la cité ou chaque symbole est différent dans sa facture puisque les représentations architecturales ne sont pas toujours de la même époque.

Le moment de la mise en place de chaque allégorie est parfois séparé d’un siècle ou deux. Quoi qu’il en soit, même si leur style est très différent leur sens resté inchangé.

Ainsi allons-nous d’une facture figurative à une autre des plus abstraite. Un œuf peut, par exemple, être aussi bien un œuf de poule en relief, comme sur la façade d’un immeuble de la place de la Comédie, qu’une simple ellipse comme celle qui est tracée sur le sol de cette même place ou encore c’est une voûte très bombée telle la forme du dôme qui coiffait le château d’eau du Peyrou avant que les révolutionnaires ne la démolisse.

Un glissement de sens s’opère souvent puisque l’œuf est inséparable de la coquille, c’est pourquoi celle des bivalves marines comme les Pecten jacobeus (coquille saint Jacques) vont orner certains linteaux qui portent le dôme ovoïde du château d’eau. Cela explique aussi que le désir de perpétuer le symbole de l’œuf a favorisé la conservation, depuis le XVIIe siècle, de la trompe ou coquille de l’hôtel de Sarret, à l’angle de la rue du palais des Guilhem et celle de la coquille.

J’ouvre une parenthèse car il faut s’entendre sur la signification du mot symbole qui est polysémique et de ce fait ne saurait être compris uniquement dans la seule perspective matérialiste c’est-à-dire sous le seul angle de la spéculation abstraites ou celui de l’analyse psycho-spirituelle.

En alchimie la symbolique est non seulement liée à l’être mais c’est aussi une traduction analogique des phénomènes observés au laboratoire. Cela est évidemment déroutant pour beaucoup, c’est une raison pour l’aborder ici.

Dans le corpus alchimique trois sens se télescopent : celui de la connaissance théorique du grand Œuvre au laboratoire, avec sa terminologie particulière. Puis celui de la dimension spirituelle inséparable du laboratoire, ce qui est difficile à saisir pour beaucoup. Pourtant, cette spiritualité est extrêmement puissante, concrète et agissante, car liée à une observation directe et transcendantale, diraient les philosophes Kantiens. C’est une perception directe de l’Esprit « mercuriel » en action dans la matière…

Cet aspect de l’observation de l’indicible est difficilement concevable pour nos contemporains car la science est incapable de l’accepter puisque sa pensée s’est altérée sous l’impérieuse pression de son « matério-centrisme » qui sous-tend sa philosophie et l’emprisonne dans une manière de voir. Quant à la religion, elle l’a condamné pour mise en péril de son interprétation du christianisme et surtout du véritable sens du Saint Esprit.

En un mot l’alchimie est une science siégeant à l’interface de toutes causes côtoyant de ce fait le sacré. Et cette interface ne se découvre pas en lisant un livre ou en méditant de toutes les façons possibles. En conséquence, cet art sacerdotal s’avère, spirituellement parlant, plus chrétien plus œcuménique (comme le furent les musulmans fatimides et les Ismaéliens) que le christianisme actuel… C’est cet œcuménique mystique lié à l’alchimie que s’est efforcé de montrer l’alchimiste médecin de l’Université de Montpellier Pierre-Jean Fabre (1588-1658) en son livre l’Alchimiste chrétien (1632). En démontrant la dimension chrétienne de l’alchimie, il en aborde l’universalité au-delà de l’œuvre des législateurs sans pour cela les contredire. Le substrat matériel (à partir des phases du grand œuvre) de cette compréhension ne saurait avoir d’accointances avec les démonstrations discursives, émanerait-elle de théologiens chevronnés.

Il y a enfin l’oratoire qui est certes essentiel mais il n’est en réalité qu’un lieu de préparation, de sensibilisation au contact, à la confrontation, avec l’ineffable se manifestant au laboratoire.

Quant au troisième volet, c’est le « cabinet de réflexion » lequel est à l’origine de l’éveil des capacités cérébrales endormies. Opération qui se déroule grâce à diverses pratiques comme l’hésychasme, la cabale et l’exécution d’exercices physiques proches du yoga ou du qi-gong. Le but essentiel de tous ces exercices est de changer la manière de penser… ce qui n’est pas une mince affaire.

Ces trois aspects réunis font de l’alchimie un art sacerdotal lié à ce christianisme des premiers siècles qui était alimentés par des connaissances issues directement de l’enseignement du Christ et non, comme actuellement, par des croyances reposant sur des lois cléricales.

Quand nos concepts ne peuvent s’évader de l’intellectualisme lié à la pensée néo-cartésienne, ils restent alors étroitement assujettis à environ 10% de notre intelligence réelle, c’est-à-dire grosso modo aux seules capacités essentielles de notre encéphale cérébral gauche. De ce seul fait, il devient totalement impossible de saisir l’insertion de l’esprit dans la matière, sa fécondation de la matrix (matière) universelle, afin qu’elle manifeste cette vie qui caractérise toute structures végétale, animale et humaine… Je ferme cette longue parenthèse.

Les représentations alchimiques dans la ville sont très hétérogènes et ne peuvent qu’être comparées à un écho à travers le temps, d’une même sonorité.

Selon le style d’un siècle, nous aurons donc une mélodie différente qui s’adaptera à la psychologie et à la sensibilité de la population du moment.

L’usure verra des représentations disparaître, d’autres apparaître pour compléter à leur manière la partition du siècle précédent. C’est ce genre de processus que nous avons pu découvrir au Peyrou ou le quadrant solaire et les deux lions du XXe siècle se sont harmonieusement insérés dans la symbolique du XVIIIe.

Bien souvent le tout aura l’apparence d’un joyeux désordre donnant l’impression aux visiteurs que les interprétations sont incertaines et mêmes tirée par les cheveux. Cette critique est normale quand on ignore que l’analyse n’est pas diachronique et donc similaire à celle que l’on pourrait faire d’une fresque historique puisque l’on ne suit pas le fil du temps.

En effet, il s’agit en réalité du fil d’une pensée intemporelle qui se déroule comme un fil d’Ariane, indépendamment de l’histoire et des styles, pour conduire vers une connaissance et une harmonisation de l’être avec l’univers autant stellaire qu’intérieur. L’un étant inséparable de l’autre.

Certains symboles alchimiques seront si souvent présents dans les décorations qu’ils finiront par être adoptés par tous les artistes et architectes pour devenir des classiques. C’est le cas pour la coquille, si poche de l’œuf, qui signe le pèlerin se rendant à St Jacques de Compostelle et orne autant les meubles que les diverses niches abritant ou non des statues et aussi sur les chapiteaux de colonnes ou les entablements.

De même trouvons-nous la licorne autant dans la fontaine de la place de la Canourgue que dans des œuvres alchimiques comme dans la fameuse tapisserie de Bayeux ou dans le timbre de certains blasons, tel fut le cas du roi d’Angleterre Georges-Auguste II (1683-1760). Ce monarque ayant oublié, à l’instar de ses prédécesseurs, tout lien avec la symbolique alchimique. En cela il fut en accord avec l’aristocratie européenne qui renonça à sa valeur mystique intrinsèque en s’alliant politiquement avec une Église exsangue de connaissances.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:51

Un petit mot à toute celles et ceux qui désirent participer à la balade.

J'ai fais une erreur sur la date. Il ne s'agit pas du 22 mai mais du samedi 22 juin.

Nous irons folâtrer à Notre-Dame de Marseille puis à Alet les bais, ensuite nous irons nous repaître dans un resto de Couiza (à moins qu'il y ait une table à Rennes le Château) puis nous irons visiter Rennes pour redescendre vers Brénac ou Arques (suivant le temps disponible) pour achever à Palairac.

Mille excuse pour mon erreur de date.

Avec toute mon amitié.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 15:38

Je voudrais remercier toutes celles et tous ceux qui sont venus avec moi autour de l’œuf de Montpellier.

Il y eut des échanges chaleureux et amicaux qui sont le plus beaux fleuron de cette rencontre.

Donc, merci a la dynamique Sylvie Pagnard (fleurant les couloirs du Louvre autant par ses diplômes que par ses pôles d’intérêt) présidente de l’association Culture en liberté, d’avoir réuni tant de personnes avides de découvrir l’alchimie et certains aspects de la spiritualité.

Lors de ma conférence j’ai pu découvrir avec un réel plaisir qu’il y avait des représentants de plusieurs courants initiatiques, ce qui marque une très heureuse ouverture d’esprit

Je voudrais aussi remercier tous ceux qui se sont dévoués pour me donner un coup de main comme ce fut le cas pour cette « fleur d’antimoine » où Florent Mentione… dont la participation active à tous les égards fut pour moi un régal.

Je voudrais dires à toutes et à tous que je garde un excellent souvenir de cette balade au soleil enfin renaissant sous nos trois grâces qui commençaient à se transformer en baigneuses…

Grâce au blog ou à mon courriel je reste à votre disposition pour nouer des amitiés, si difficiles à établir en ce domaine, et m’aider à relancer ce mouvement de fond (très heureusement informel) qui pousse de plus en plus de gens vers une découverte de l’envers du miroir et dont l’œuf de Montpellier a toujours été un épicentre.

Très amicalement à vous toutes et tous.

Petite information : le 22 mai j’organise, dans la journée, une visite guidée à Rennes le château. Celle et ceux qui ont suivi ma conférence à Montpellier trouveront là diverses dimension de la symbolique. Le programme est, pour l’instant, le suivant :

Départ de Montpellier.

Notre-Dame de Marseille.

Alet les Bains.

Couiza (Repas)

Rennes le Château.

Brénac ou Arques (selon le temps disponible).

Arques.

Palairac.

Retour à Montpellier et à Nîmes sur la même autoroute.

Au départ, il y aura répartition des voitures personnelles avec arrangement pour le carburant.

Pour y participer il n’y a pas d’inscription car il n’y a pas d’association. Vous venez au lieu de rendez-vous que je signalerais sur ce même blog. Il serait tout de même prudent de me signaler au plus tôt votre présence pour prévoir votre repas (18 à 20€) à Couiza.

Dernier point. Le livre intitulé Balade alchimique autour de l’œuf de Montpellier est réservé à celles et ceux qui ont assisté à ma conférence et fait la balade avec moi. N’allez donc pas le demander aux libraires de Montpellier qui m’ont signalé de multiples demandes au point de m’écrire pour le mettre dans leurs rayons... ce qui, évidemment, est exclu.

Au très grand plaisir de vous voir ou revoir.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:11

Cette expression « Les enfants de la veuve », employée par les Francs maçon, m’a plongé dans le monde imaginaire de la fameuse opérette de la veuve joyeuse ou une coquine se défoule après le décès de son richissime époux.

Dans mes rêves cette femme était tantôt la veuve un peu délurée avec une vie de patachon, tantôt sémillante et enivrante veuve Clicquot. Dois-je l’avouer ? Je ne savais plus à quel sein me vouer !

Quand j’ai su que les francs-maçons étaient fils d’une veuve, je me suis tout de suite dit qu’il y avait là quelque chose de louche, que cela cachait une sorte de naissance extraconjugale. Si les maçons sont les fils d’une veuve, quel est le papa ou quels sont les géniteurs ? Mais d’abord, et surtout, cette veuve qui est-elle derrière son voile noir ?

Pour tenter de comprendre je ne me suis pas tourné vers les tests ADN. Je me suis-je tout simplement plongé dans mon antique livre de Jules Boucher (J. B.) ce porte parole des frères en tablier que j’aime taquiner pour le plaisir d’offusquer la galerie. Mon vénérable exemplaire tombe en lambeaux car il a près de quarante années de bons et loyaux services. En effet, il fut réédité en 1948 par le colonel JB, titre bien mérité car il était gardien des colonnes du temple maçonnique Jakin et Booz… Au moment ou il sortait de presse c’était l’année de mes 9 ans, ou j’usais tristement mes fonds de culottes sur les bancs de mon école communale narbonnaise.

À travers ce livre : La symbolique maçonnique, notre auteur essaye de nous faire découvrir qui est cette femme énigmatique, et aussi qui sont ses fils. Ainsi j’ai pu lire à la page 280 :

« L’expression « enfant de la veuve » désigne les francs-maçons et la mystérieuse expression de « Veuve » désignant la Franc-Maçonnerie à fait l’objet de maintes recherches et de maints travaux. »

Donc la Veuve est la Franc maçonnerie et ses enfant sont les franc maçons. Voilà une définition qui me sied car il n’y a pas de confusion entre les francs Maçons et la franc-maçonnerie. Ce sont deux choses totalement distinctes. Dois-je vous glisser à l’oreille, avec un petit sourire égrillard, que j’aime beaucoup la Veuve mais ses enfants me laissent perplexes...

Notre colonel, ne fut pas dans la cavalerie car il ne saisit pas la langue du cheval ou cavale ou encore cabale qui donne une vision non pas binoculaire mais trioculaire des textes les plus banals. De ce fait, notre auteur ne saurait dépasser la référence littéraire, matérialiste, et ouvre un panorama hétéroclite à travers une savante compilation de citations issues d’auteurs les plus réputés de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

Plus je lisais, plus les nuages d’inconnaissances s’amoncelaient au point de faire pleuvoir sur moi de la choucroute (ne riez pas, c’est un réel ressentir !). Comme je suis un cancre, la choucroute c’est mon plat favori car il est plein de nœuds et bien d’autres choses encore. Voyez-vous, cher ami, ma nature de Béotien me ferait-elle passer à côté des subtilités spirituelles de la vie ? C’est à vous de juger!

Voyons un peu cet exposé à la Prévert ou il ne manque que le raton laveur…

Avec un certain PARIGOUT, nous apprenons que les enfants de la veuve sont ceux de la nature toujours vierge et féconde. Reconnaissons qu’il y a de l’idée… pour le versant écolo de la fraternité !

Pour GERALDE nos francs maçons sont les « enfants de la veuve » qui n’est autre que la mère de l’architecte Hiram… C’est un retour à la classique histoire de l’architecte assassiné, un lieu commun donc !

Mais notre auteur érudit va chercher les lettres de noblesse de cette expression dans l’Égypte antique. En ce lieu notre veuve n’est plus la franc-maçonnerie mais Isis la veuve d’Osiris… Ah l’Égypte, elle est dans toutes les sauces !

De son côté RAGON considère qu’en hiver le soleil meurt et ainsi la nature devient veuve. Sur ce point, les Maçons prennent du galon car lorsque le soleil ressuscite au printemps les enfants de la veuve deviennent « enfant de la lumière ». C’est une appellation qui nous pousse sur le sentier des tristement célèbres illuminatis éteignoirs du monde. Ou alors est-ce une interprétation erronée ?

Je vous fais grâce des développements autour de l’histoire de l’architecte Hiram. Je ne puis que croire à l’exagération quand notre auteur affirme que la franc-maçonnerie est veuve depuis que Jacques de Molay, grand maître des Templiers, a été brûlé.

En résumé notre veuve est autant la franc-maçonnerie que la mère d’Hiram ou Isis et même la nature…

Il y a donc, de tout puisé partout y compris dans la mythologie grecque. En réalité notre veuve reste toujours une illustre inconnue ou le papa des enfants, et donc des francs maçons, s’est absenté en rasant les murs.

Retenons que cette manière de procéder de notre colonel permet de saisir cette tendance au syncrétisme qui ne peut que virer, tôt ou tard, au salmigondis ou à la choucroute ! En tout cas ses multiples références, qui tirent à hue et à dia, épaississent ma couche de « cancritude »…

Comprenons pourquoi on demande aux courageux francs-maçons de faire sa propre sauce, et de la servir sur une planche pour inciter les autres à faire de même. N’y aurait-il pas confusion entre initiation et renonciation ? Renonciation, à renouer avec les valeurs essentielles et véritablement ésotériques…

Les francs maçons sont logés à la même enseigne que l’Église. Ils ne sont pas responsable des multiples transgressions de leurs aînés qui on défiguré, au fil du temps, le vrai visage de leur veuve de maman.

Que peut-on ajouter ? Peut-être une petite remarque générale en passant. Nombreuses sont les vies qui ne sont que des fuites hors de soi-même dans cet imaginaire qui fait le bonheur de ceux qui exploitent la misère humaine. Un confort douillet et nombreux sont les individus qui choisissent les vérités de l’écurie. Ils plongent la tête dans le râtelier et ils mâchent tout leur soûl tout ce qu’on leur sert !

Les autres, les « Illuminati », les décideurs et conservateurs qui se disent gardiens du temple, ces faiseurs de « dogmes », les utilisent à leur fin. Jamais, au grand jamais, nos prolétaires de la condition humaine ne quittent l’écurie. jamais ils n’ouvrent leur bouche édentée pour tenter de mordre à la vie et être finalement eux-mêmes.

C’est ainsi que le grégarisme se confond avec l’égrégore, devient l’égrégore !

Tel est le poignant constat du naufrage des religions et de bien des sociétés dites initiatiques qui n’initialisent rien si ce n’est le début de la fin !

Comprenne qui voudra et revenons à notre veuve qui a une ribambelle d’enfants nés de père inconnu.

Voyons notre veuve sous un autre angle. Qu’est-ce qu’une veuve sinon une épouse qui a perdu son conjoint ? En d’autres termes, et d’une manière plus globale, c’est un couple qui a perdu sa partie masculine. En effet, le mot « veuve » vient du latin « vidua » qui signifie vide, privé de… son complément.

Dans le registre alchimique, le couple initial existe. C’est lui qui est le fondateur de la maçonnerie car il taille la pierre philosophale.

La matière première des alchimistes est un corps double fait de l’union du « soufre » mâle et du « mercure » femelle. Ce minerai à double complexion perd donc son « soufre » pour devenir « mercure » (cabalistiquement : mère).

Ce « mercure » qui est « veuf » de son « soufre » quand il parvient à maturité va être multiplié, ce qui augmente sa puissance d’un facteur 10 à chaque réitérations. Les résultats de cette multiplication permettent la transmutation.

Les enfants de la veuve ne sont autres que des êtres transmutés, manifestation directe de la puissance de la veuve. Malheureusement la réalité est autre, car les maçons ignorent (par leur manière d’être uniquement pour le symbole) l’existence de la première matière des mondes qui seule peut délivrer des contingences intellectuelles.

Les francs maçons devraient être la manifestation de la puissance de la Veuve (qui se confond avec la Vierge) et donc de l’essence de la maçonnerie indissociable de l’alchimie… Ils peuvent y parvenir, et je le souhaite de tout cœur, mais pour cela encore leur faut-il acquérir une vision triloculaire et surtout quitter leur râtelier…

Avec toute mon amitié.

La veuve noire !

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:14

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Léon Gineste
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:10

Le mercredi 1er mai à 10 heures aura lieu, à la place de la Comédie de Montpellier, ma conférence sur l’alchimie suivie, l’après-midi, de la balade à travers la ville.

Depuis la semaine dernière toutes les places disponibles sont déjà réservées et réglées à la responsable de l’association «Culture en liberté ».

Vous n’ignorez pas que j’ai écrit un gros livre de 500 pages sur l’alchimie à Montpellier. Beaucoup de lecteurs m’ont signalé son manque de maniabilité pour l’utiliser comme guide pour visiter la ville. En réalité c’est beaucoup plus un ouvrage de fond qu’un guide touristique.

J’ai donc pallié cet inconvénient en écrivant un petit fascicule de 50 pages pour expliquer la balade alchimique du Peyrou. Le premier mai, il sera donc disponible exceptionnellement et pour la toute première fois. À cette occasion inaugurale et unique son prix sera de 10€ l’unité au lieu de 12€ (prix imprimé sur la couverture).

Vous trouverez également quelques exemplaires du « Les secrets alchimiques de Montpellier » ainsi que d’« Holoscopie de la spiritualité occidentale ». Deux gros ouvrages de 500 pages. Ces deux livres traitent l’alchimie sous différents angles.

Dans un autre registre, j’aborde alchimiquement, en deux livres, l’énigme du curé « aux milliards » de Rennes le château.

Pour les Montpelliérains intéressés par l’alchimie je signale mon livre, qui est un petit Dictionnaire d’alchimie, édité chez Dervy, « L’alchimie expliquée par son langage ». Vous le trouverez chez votre libraire.

À bientôt pour un prochain article.

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