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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:54

L’unité des religions ne saurait se découvrir dans le discours des philosophes de bonne volonté, tel celui de Frithjof Schuon, ou des théologiens qui sont aussi nombreux que les mouches à viande au froufroutement d’hélicoptère ! Leur ego intello ne saurait fournir que des concepts qui ressemblent au lit de ses rivières asséchées. Les scribes, par leurs spéculations matérialiste, sont les furoncles de l’œcuménisme et de l’ésotérisme qu’ils ne peuvent comprendre dans leur vitalité. Aucun mot ne remplace un battement de silence qui nous relie à l’indicible. Les contes de fée sont parfois plus instructifs qu’un manuel de théologie à l’usage des neurones affamés. Les légendes, telle celle du Graal, ouvrent mille fois plus l’horizon qu’un morne exposé de sorbonnard sur la création. Aussi je ne vais pas me priver pour emprunter les chemins minés par les biens pensants et tenter de découvrir d’autres horizons vers cette unité et cette philosophia perrenis que certains réclament à corps et à cris.

 

Dans diverses circonstances, liées au sens de la vie spirituelle, les Hindous comme les Soufis et les chrétiens ont une tradition commune celle de la répétition de mots sacrés ayant une influence sur le psychisme et le mental des fidèles : le mantra en Inde, le wasifa soufi chez les soufis musulmans et les litanies chez les chrétiens primitifs.

Chacune, de ses répétitions scandées, a une action particulière qui supporte d’une manière informelle une action symbolique qui lui est personnelle.

Un des plus connu à notre époque est le Ya Fata qui dirige son action vers le devenir de l’homme, tout comme les litanies, lors de l’ordination d’un prêtre visaient, dans l’Eglise primitive, au devenir, et à la protection du futur ecclésiastique.

La raison et l’effet de pareils rituels sont communs.

Le mot Fata a comme en Orient, plusieurs significations complémentaires. Il désigne la porte à ouvrir ainsi que la flèche ou le javelot, la lance dont la projection facilitera l’accès. Ce jet se retrouve dans les litanies qui sont des oraisons jaculatoires successives chez les chrétiens primitifs. Ce genre d’oraison se caractérise par sa brièveté ardente. Nous retrouvons dans le rite du jet un rite qui remonte aux atlantes, qui lançaient chaque jour une flèche vers le soleil pour en attirer les bienfaits et surtout l’énergie créatrice et vitale. Le même rite connu des Mazdéens fut également pratiqué à l’ouverture des premiers jeux olympiques en Grèce et se pratique encore actuellement chez certaines tribus indiennes d’Amérique.

J’ai plusieurs fois signalé les rapports cordiaux sur le plan ésotérique et initiatique qu’entretenaient au moment des croisades les chevaliers chrétiens, et plus particulièrement les Templiers avec leurs homologues musulmans, lorsqu’ils n’avaient pas à les combattre sur le plan temporel. C’était au cœur de cette sorte d’université que l’on appelait Maisons de la Sagesse et dont les fonds documentaire exceptionnels provenaient de la bibliothèque d’Alexandrie, comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises qu’un héritage ésotérique provenant du fond des âges (la bibliothèque fut crée en 332 avant Jésus-Christ) fut transmis à la chevalerie occidentale et orientale aussi. L’idée même de la chevalerie serait née bien antérieurement dans cet Iran à qui l’Occident  devait faire tant d’emprunts… Même sur le plan religieux.

Le mot Fata dans son sens de porte à ouvrir servait de mot de passe pour pénétrer dans les salles de réunions chevaleresques et fraternellement œcuméniques. Tel fut le cas notamment dans les assemblées que Frédéric II de Hobenstaufen réunissait dans son fameux château ésotérique des Pouilles.

Certaines légendes médiévales considérées comme d’origine celtique : le cycle du roi Arthur, Les chevaliers de la Table Ronde, La Queste du Graal, etc. proviendraient en réalité de prototype iranien. A noter même que ce patronyme, comme Parsifal (devenu Parseval ou Perseval au cours des siècles), est composé de deux mots persans anciens Parsi et Whal signifiant l’homme pur et purifié par la lumière. Voici qui n’est pas sans rapport avec le terme de Cathare, qui signifie « pur », que l’on retrouve dans le midi de la France où par ailleurs existeraient divers toponymes aux consonances iraniennes, tel le comté du Razès, venant généralement se juxtaposer à des suffixes courants en France comme ois et ais dont le sens et l’origine sanskrits sont déjà bien connus.

Pour en revenir à l’esprit d’amour et chevaleresque manifesté dans les romans médiévaux, je rappelle une anecdote ou plutôt une des épreuves de Parsifal chevalier chrétien, qui doit combattre Bérénis, un chevalier musulman… à la lance naturellement ! Mais laissons là cette allusion à Fata.

Au milieu du combat, dans un instant de repos, ils en viennent à parler de leur origine et s’aperçoivent qu'ils ont le même père, celui de Parsifal ayant eu aussi un enfant d’une arabe. Le combat cesse et ils s’embrassent fraternellement, jurant de poursuivre ensemble la queste du Graal, car dit la légende, ils ne pourront pénétrer qu’ensemble dans le château abritant le Graal.

L’un est dit Chevalier Blanc et l’autre Blanc et Noir à cause de son origine. Voila qui nous entraîne vers tout un symbolisme de l’unité templière que d’aucuns pourraient confondre avec un manichéisme mal compris.

Depuis la tradition et le rituel des Atlante, des points de repères sont laissés aux disciples de la lumière symbolisée par les religions solaires prônant la marche de l’humanité vers les portes à ouvrir sur l’amour et la connaissance. Les mantras comme le wasifa soufi et les litanies scandent cette marche de l’Homme vers la lumière du soleil dont la puissance et le rôle est, pour le plus grande part, encore inconnue par nos modernes physiciens.

Avec toute mon amitié.

29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:22

Si le titre vous allèche, j’ai le regret de vous dire que je n’ai pas l’intention de vous parler de trésor accumulé par ces moines soldats que furent les pauvres chevaliers du Christ, ni du graal, ni de la pierre philosophale de ces adeptes de l’Art Royal, mais d’un projet que le fondateur des Templiers, saint Bernard de Clairvaux, avait concocté sur le plan social et qui, de nos jour, prend un certain relief. Que dis-je c’est plus, beaucoup plus  qu’un relief, c’est un Himalaya tellement ce qu’avait concocté ce mystique exceptionnel colle, au-delà du temps, avec notre actualité.

Voyons ce que fut le rôle des templiers, et surtout qui était Bernard de Claivaux, sur l’échiquier européen et cela pour ne point s’étonner si le fantôme de cette milice rode inlassablement dans notre inconscient comme s’ils cherchaient à parachever son œuvre ignominieusement sacrifiée.

Bernard était un religieux mais surtout un mystique. Son état mystique avait exalté ses capacités de telles sortes qu’il était aussi un politique, un économiste, et les questions sociales ne le laissait pas indifférent.

Il lutta contre ce qu’il appelait le rationalisme de l’école d’Abélard et l’orthodoxie mécaniste de la scolastique comme l’illustre la somme théologique de saint Thomas d’Aquin où tout procède par déduction logique. Pour illustrer cette opposition il suffit de dire que pour Abélard la théologie était un discours sur Dieu alors que pour saint Bernard elle était un non-discours sur Dieu.

Il fut un conseillé écouté des seigneurs et des rois de l’époque. D’une activité prodigieuse, on le voit un jour à Vézelay prêchant la seconde croisade, quelques mois après en Allemagne, à Spire ou l'empereur Conrad III fut tellement séduit par l'homme qu’il se croisa aussitôt. Il lutte contre le roi de France Louis le Gros, prenant partie pour l’évêque de Paris et l’archevêque de Sens. Par ailleurs Il permet l’élection du pape Innocent II contre son rival Anaclet…

Grand bâtisseur, on compte que de son vivant, il fonda en Europe 72 abbaye ou commanderies.

Bernard fut un meneur d’homme. Son magnétisme faisait s’évanouir ses contradicteurs les plus acharnés et soulevait ses adeptes. Il fut doté de dons exceptionnels. Il guérit un enfant aveugle (Fromageot, Tonnerre et son comté, p.32). On lui prête bien d’autres guérisons.

C’était aussi un voyant. Il pressentit ce qu’allait être le sort de l’Europe, et c’est, me semble-t-il, ce qui explique ce que l’on a désigné du nom du SECRET DES TEMPLIERS.

Durant les années 70 certains l’on comprit mais ont suivi le chemin d’une reconquête par la puissance en négligeant la transformation de la pensée. L’échec était inévitable.

Que voulut Bernard de Clairvaux ?

Il voulut « donner une âme à l’Europe ».

Mais c’était un chrétien particulier puisqu’il était partisan du christianisme primitif, il souffrait de voir les Lombard et les juifs pratiquer l’usure, alors que le christianisme l’interdisait. C’est pourquoi, pressentant avec une intuition transcendante dès cette époque, les troubles sociaux que la recherche effrénée du profit ne saurait manquer d’engendrer, il décida et obtient des chevaliers du Temple que leur Ordre observe trois vœux : pauvreté, chasteté, obéissance. En conséquence, les Chevaliers, en entrant dans l’Ordre, faisaient don de leur richesse.

L’Ordre du Temple, de ce fait, devint très riche. Ils utilisèrent cet argent, et l’or obtenu par transmutation, pour construire des routes dans toute l’Europe, des commanderies, des abbayes, des ateliers, etc., permettant ainsi la libre circulation des hommes des idées, des marchandises, par la création de lettres de change, celle des monnaies, et ce, avec un maximum de sécurité en ces époques difficiles et troubles.

Le procédé d’obtention d’or par les procédés alchimique ou autre leur fut enseigné au sein des maisons de la sagesse d’Afrique du Nord. Le fond documentaire de ces université étaient le même que celui de la Bibliothèque d’Alexandrie crée en 332 avant J-C.

Pourquoi ce changement d’appellation de « Pauvre Chevallier du Christ » à celui de « Chevallier du Temple » ?

On dit, bien souvent,  que lors du débarquement d’Hugues de Payns et de ses huit compagnons en Terre sainte, ils furent logés dans une maison jouxtant le temple de Jérusalem.

Cette explication me semble en cacher une autre plus significative. Si Bernard de Clairvaux leur conserva cette dénomination c’est parce que ses idées très larges, sa chrétienté, lui faisait concevoir  des idées plus vastes, plus universelles, concernant l’esprit du christianisme primitif et que la notion de Temple (il y eut des temples Grecs, romain, Egyptiens, mazdéens) lui faisait adopter une notion, beaucoup plus élevée spirituellement que celle d’église.

Peut-on comprendre la particularité de saint Bernard ?

Quand une énergie se transforme en une autre il y a toujours une perte. Cette loi porte le nom d’Entropie. Les conséquences de cette loi sont nombreuses et apparemment irréversibles ; elles postulent la fin de la terre dans le froid absolu… Mais ce n’est pas pour demain !

Cependant une exception subsiste : celle présentée par les êtres vivants et particulièrement l’être humain. Dépense-t-il de l’énergie ? Elle est immédiatement remplacée ou récupérée par l’ensemble des systèmes énergétiques biologiques, c’est la néguentropie. Evidemment le vieillissement est là pour nous dire que la néguentropie n’est pas victorieuse. Mais la néguentropie peut être victorieuse quant elle élabore un nouvel être au sein d’une mère soumise à l’entropie.

Cette néguentropie joue chez tous les êtres vivants. Mais l’homme possède une forme de néguentropie qui est particulière qui mérite le nom de « surnéguentropie ». Quand il est éveillé, tel Bernard de Clairvaux, il peut accéder à une néguentropie universelle à l’origine de la vie et de ce que l’on appelle pouvoirs paranormaux, ce qui lui permet de « réparer » ce qui est considéré comme irréparable sur le plan biologique ou autre. Parmi ces phénomènes étonnants, Bernard de Clairvaux en posait un capital, c’est celui d’influencer par le truchement de la parole.

Certains possèdent ce don d’une manière naturelle sans passer par l’éveil mystique. C’est le cas de « meneurs d’homme », des « grands tribuns ».  Par leur volonté transmise par la parole et l’énergie en elle incluse, ils ont été la cause de nombreux bouleversements sociaux.

Qu’en est-il de saint Bernard ? Il était doué de pouvoirs. Son action psychologique était telle que (je pense à ses prêches de Vézelay et à ceux de Spire ou des foules se ralliaient à lui) elles fascinaient, soulevait et mettait presque en état second les foules qui l’écoutait.

Dans un but qui se manifeste au-delà de son temps, et donc pour les temps futurs, Bernard demandait aux Templiers d’observer les trois vœux que j’ai signalés précédemment.

Le premier est le vœu de pauvreté.

Bernard semble avoir prévu huit siècles en avance les troubles sociaux qu’apporteraient à l’Europe, sinon au monde, l’appétit sans limite et sans barrière morale du profit.

Le prêt à intérêt était interdit par le christianisme primitif. Celui-ci n’avait pu prévoir la venu du profit illimité, conséquence de la révolution industrielle telle qu’elle se présente de nos jours. Une intuition transcendante le lui a-t-elle fait prévoir et lui a-t-elle  fait prendre la décision de demander à ses disciples, les Templiers, le vœu de pauvreté ?

Il va de soi qu’il ne lui était pas possible de demander que la totalité des biens possédés par les Templiers soit délégués à l’Ordre. Il semble  bien que ce vœux de pauvreté soit fonction du cas individuel (marié, enfants, etc.).

Mais dans sa conception de « l’âme de l’Europe », il répudiait la notion de profit sans limite, incontrôlé, et il supprimait cet appétit de lucre par son « vœu de pauvreté ».

Le deuxième vœu était celui de chasteté.

Que l’on ne se méprenne pas. La chasteté n’est pas la continence sexuelle. Il ne demandait pas à tout les Templiers de se faire énuque.

Certains Templiers pouvaient être mariés ou le désirer. Ce que voulait saint Bernard c’est la primauté de « l’Agapé » sur « l’Eros », ou l’amour sacralisé, « divin » et inconditionnel pour le conjoint… Et non l’inverse comme trop de civilisations décadentes en ont donné l’exemple… Et la notre semble en prendre le chemin.

Le troisième vœu était celui d’obéissance.

Nulle société ne peut vivre lorsque les règles sociales sont systématiquement bafouées. Le respect d’un certain nombre de principes sociaux et que l'on peut définir par le terme d’obéissance est indispensable à la vie en société.

 

Les trois principes majeurs formulés par Bernard de Clairvaux ne sont pas des principes religieux ou spirituels ; ce sont des principes sociaux et moraux, immuable pour la survie de toute société.

Il voilait avec ces trois principes, constituer « l’âme de l’Europe ». Son rêve s’est évanoui cent cinquante ans après sa mort. Aussi de nos jours l’Europe ne saurait affirmer sa vrai grandeur tant qu’elle n’a pas trouvée son âme, cette âme que lui avait préparé Bernard de Clairvaux et sans laquelle elle ne saurait survivre.

Avec toute mon amitié.

22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 16:17

Vous ne me croirez pas si je vous dis que l’idée de parler de cette lettre ne m’est pas venue en lisant le bon vieux livre de Jules boucher sur la symbolique maçonnique. D’ailleurs le pauvre est en si piteux état que je dois prendre moult précaution pour qu’il ne tombe en morceaux entre mes mains inexpertes.

L’idée m’est venue en pratiquant ce sport en vogue de nos jours et cela depuis des temps immémoriaux : celui de me regarder le nombril et de m’extasier dans la contemplation de mon patronyme dont l’initiale est la lettre G. Mon délire mystique atteint son paroxysme lorsque me sauta aux yeux, si je puis dire, cette curieuse coïncidence : l’initiale de mon prénom se superposait à la lettre gamma grecque (G) retournée, équerre des francs maçons ! Imaginez ma stupeur de constater ces concordances. N’en doutez pas, elles firent frétiller de plaisir mon égo voluptueusement caressé ! J’étais un super G !

A la suite de quoi je saisi délicatement mon Jules Boucher pour savoir ce qu’il racontait sur cette lettre car je me sentais concerné.

J’ai ainsi appris que cette lettre était inscrite dans une étoile à cinq branches que les Franc Maçons appellent l’étoile flamboyante. Et là mon sang ne fit qu’un tour ! Cet ensemble avait une valeur universelle seulement par le jeu des nombres. Il fallait ajouter au 5 du nombre de branches de l’étoile le 7 qui est la position de la lettre dans l’alphabet. Le total 12 lui donne une universalité, comme le soulignent les signes du zodiaque ; qu’il convient de regarder de plus prés en évitant les discours sans fondement. Et les discours sans fondements ils font légion ! C’est le passe-temps favoris de ceux qui prennent leurs désirs pour la réalité. Le monde est ainsi fait qui fait grimper ses héros d’un jour sur les épaules de sous développés. Les fans des campagnes électorales, ayant perdu toute raison devant les caméras d’un journal pour hurler avant le dépouillement du scrutin « on à gagné », sont là pour nous le rappeler. Ma concierge, cette femme à la sagesse infuse m’a dit un jour en regardant un duel politique accompagné de braillards : « Gueuler est le propre de l’homo politicard il casse les oreilles et les pieds en croyant que ça le propulse au septième ciel. » J’ignore ce qu’elle pense de l’home sportif mais je ne vais par tarder à le savoir. Tout ce que je sais c’est qu’elle ne les range pas parmi les homos sapiens mais parmi les pithécanthropes. Il est vrai que ses connaissances en anthropologie sont des plus sommaires. Elle a du relever ce nom parmi les célèbres injures du capitaine Haddock.

L’homme ainsi survolté parvient à voir ce que personne ne voit pour se construire le monde dont il a besoin.  Tel est le grand G visible dans le ciel nocturne. Il est constitué de neuf étoiles : Bételgeuse, Bellatrix et Rigel, toutes trois de la constellation d'Orion et situées au centre, et Sirius (Grand Chien), Procyon (Petit Chien), Pollux et Castor (Gémeaux), Capella (Cocher) et Aldébaran (Taureau)

Voilà la G maçonnique exalté jusqu’aux cieux, signature indélébile de Grand Architecte de l’Univers. C’est grisant n’est-ce pas ?

Peut être faudrait-il rappeler que dans l’astronomie populaire ce regroupement d’étoiles est appelé un astérisme.

L’astérisme est une figure remarquable dessinée par des étoiles particulièrement brillantes. En général, ces étoiles n’on rien d’autre de commun que la brillance. Elles ne sont liées ni par une interaction gravitationnelle significative, ni par une gestation commune. Conclusion l’astérisme est un objet céleste plutôt arbitraire et subjectif. En d’autres termes, avec un petit effort ceux qui affirment que nos ancêtres sont les gaulois pourraient admirer, à la place du G maçonnique, les moustaches de Vercingétorix !

Le fameux Oswald Wirth, inventeur de la géométrie philosophique et spécialiste des graphismes liée aux anciens symboles chimiques et alchimique fait remarquer dans son Mystères de l’art Royal. (1931) son rapprochement avec le sel alchimique : un cercle traversé par un diamètre horizontal. Et pour lui le sel signifie « La sagesse qui conçoit ». Allez raconter cela à un alchimiste, il vous rira au nez ! Mais par charité il exaltera la dimension spirituelle de son art qu’il sait associée à une pratique, que l’on appelle les Grand Œuvre, dont le sel est essentiel car étroitement liée, une foi correctement préparé, aux puissances universelles… Et, croyez-moi si vous le voulez, ce n’est pas une vue de l’esprit ! L’alchimiste travaille avec des matériaux concrets afin de saisir les énergies fondatrices. La matière importe peu l’important est ce qu’elle permet de faire au-delà de notre réel. Ceci étant dit vous pouvez replonger dans l’alchimie symbolique ou spirituelle, elle n’a fait de mal à personne. Je ne sais pas trop ou cela mène, je m’y suis jamais intéressé, que voulez-vous personne n’est parfait, mais que les mânes d’Hermès me gardent d’aller fourrer mon nez là-dedans !

En me replongeant dans la symbolique maçonnique de Jules Boucher. J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce passage inspiré par son ami Fulcanelli :

«  L’étoile flamboyante, active, entourant la lettre G, montre le chemin qui conduit à l’hexagramme, étoile équilibrée, idéogramme classique de la pierre philosophale.

L’étoile flamboyante est alors la quintessence, au sens hermétique du terme, et la lettre G devient l’initiale de Graal, de ce Graal qui est le voile du feu créateur, feu qui rayonne et qui « flamboie ». 

Oui la lettre G est bien l’initiale de Graal et c’est là le message essentiel qui est lié à Genèse, car l’alchimie est genèse. Car seules les forces universelles sont génitrices, ce qui provoque, au sein de la matière, une granule à l’image de la structure intime de toutes matières.

Libre à vous de méditer sur Gravitation, Géométrie, Génie et Gnose comme le préconisent les rituels maçonniques. Certains ont écrit des traités entiers sur leurs élucubrations concernant ces seuls mots. Evidemment il n’en est sorti qu’un morne ennui.

Ce que je veux dire ici, et le souligner trois fois, c’est que la compréhension de la plupart des symboles est inséparable d’une alchimie bien comprise et non pas cantonné à sa seule dimension analogique ou spirituelle. Ceci étant dit je retourne dans mon laboratoire pour préparer le printemps. Je suis toujours en avance car je lambine en chemin.

Avec toute mon amitié.

 

22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 06:47
PANPSYCHISME ET ALCHIMIE

Le mot panpsychisme provient du grec « pan » qui signifie « tout » ou « partout » et « psyché » désigne l’Esprit. C’est donc un terme qui exprime la présence de l’Esprit en toutes choses. Nous devons cette espressione au philosophe britannique Galen Strawson (né en 1952).

Aussitôt que ce concept fut connu, les électrons et les protons furent déclarés spirituels par les fans de l’ésotérisme et du Nouvel Age. Bref, la présence partout de l’Esprit se répandit comme une trainée de poudre. L’ésotérisme entier s’en gargarisait dans ses cénacles délirants. Ce fut la découverte du siècle, une percée mystique de la pensée matérialiste, une victoire glorieuse des spiritualistes bidons qui lui donnèrent un relief surréaliste et l’assimilèrent ipso facto au dénouement d’une grande acquête à la Rouletabille ou à l’Arsène Lupin. Ainsi les rosicruciens, et d’autre sociétés initiatiques, en firent leur grand secret ! Secret de polichinelle évidemment qui servait à enduire de miel, leur philosophie fatiguée, pour attirer les mouches.

Face aux longues plaintes des gentils frères ou frater que je torture sous le fer rouge de mon langage peu châtié, J’exécute un rétablissement sportif dans le domaine du raisonnable pour ne plus martyriser ces âmes malheureuses de croyant indéfectible en leur philosophie universelle… Qu’est-ce que je suis méchant !

Galen Strawson était frustré, avec beaucoup de ses collègues contemporains, face au problème matérialiste du dualisme. Je rappelle que le dualisme prône que les phénomènes mentaux sortent du champ de la physique et donc de la matière.

La version la plus connue du dualisme a été formulée en 1641 par René Descartes qui a soutenu que l'esprit était une substance immatérielle qui va donc s’opposer à la matière et ne rien à voir avec elle.

Le panpsychisme ne prétend pas que les atomes soient conscients au sens ou nous le somme. Mais seulement que certains aspects relevant du mental ou de l’intégration du vécu (donc une mémoire comme la manifeste l’eau) sont présents dans les systèmes physiques les plus simples. Des formes d’Esprit ou d’expériences plus abouties émergent dans les systèmes plus complexes. Nous retrouvons ici le concept complexité-conscience de Teilhard de Chardin quand il établit un parallélisme entre l’augmentation de complexité de la matière avec, à chaque étapes de sa complexification, un surplus de conscience jusqu’au fameux « pas de la réflexion » qui caractérise les hommes (in L’apparition de l’homme).

En 2006 Strawson précisait certains points de sa philosophie. Et en particulier la différence qui existe entre un système manufacturé, comme une table, et un système auto-organisés fruit des poussées naturelles, et que l’on trouve donc autour de nous sans que l’homme ne l’ait fabriqué en maison, automobile, avion ou chaise.

Les agrégats constituant les objets manufacturés qui ne s’organisent pas eux-mêmes ne peuvent avoir de but ni d’intention propre. Mais nul ne saurait prédire les manufactures du futur susceptible de créer des objets capables d’avoir des volontés individuelles. Il semble que l’IA (Intelligence Artificielle) en soit l’une des premières manifestations. Mais cela est une autre histoire.

Dans les systèmes auto-organisés les agrégats subissent des expériences et s’organisent spontanément en formes de plus en plus complexes par différents processus dont la sélection naturelle.

Le panpsychisme n’est pas une idée neuve. La plupart des gens y croyaient autrefois et beaucoup le font encore et parmi eux les alchimistes. Partout dans le monde, les peuples traditionnels voyaient l’univers comme vivant et, en un certain sens, conscient et présent à lui-même : les planètes, les étoiles, la terre, les plantes et les animaux avaient tous un esprit, une âme. De ce concept cher à nos aïeux a émergée l’astrologie, l’alchimie minérale, et la spagirie et les diverses phytothérapies.

L’alchimiste dans son laboratoire œuvre sur un minéral qui comme tout minéral s’est auto-organisé au sein de la terre. De ce fait il est pourvu d’esprit. Mais son organisation, et donc sa progression, est freinées par le manque d’esprit générateur d’organisation. Aussi le rôle essentiel de l’alchimie sera de lui en fournir afin de la faire progresser. D’où cette parole, que l’on trouve dans nombre de grimoires, qu’adresse la matière à l’alchimiste clairvoyants:

« Aide-moi et je t’aiderais ! »

Là où le mystère demeure complet est comment une matière faiblement organisée comme un minéral peut-elle aider un homme si ce n’est par l’intermédiaire de l’Esprit qu’ils partagent ?

« L’Esprit-saint vous enseignera » dit le Christ à ses apôtres…

Toute la dimension transcendante de l’alchimie se trouve là indissolublement liée, en Occident, au christianisme mystique.

Avec toute mon amitié.

8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 17:28

Lilluminisme est devenu incompréhensible non seulement pour la spiritualité en générale mais aussi pour la franc-maçonnerie qui l’a longtemps gardé en son sein.

La raison en est simple : l’esprit avec lequel œuvrèrent ceux qui participèrent de ce courant spirituel du XVIIe et XVIIIe siècle, est devenu étranger à nos spiritualistes contemporains. Ils ont oublié l’aspiration fondamentale qui présida à l’élaboration des voies initiatiques, dont l’alchimie est le maître d’œuvre, à tel point qu’a pu fleurir marginalement un illuminisme négatif, qui dirige le monde matérialiste, lequel a pris le nom d’illuminatis. Sur ces dirigeants je ne m’attarderais pas car ils sont une conséquence directe de la corruption de notre société comme le sont le revers de la médaille de certaines inventions dont le prix Nobel nous rappelle en permanence la triste réalité.

Au XVIIIe siècle, l’illuminisme était d’une extraordinaire richesse et préfiguraient les découvertes des neurosciences actuelles. Ce courant ésotérique se caractérisait par une reconnaissance en l’homme d’un ensemble de faits de capacités et d’états qui dépassent largement l’aptitude, aussi subtile soit-elle, de notre intelligence discursive.

C’est exactement les mêmes constatations que firent les neurobiologistes quant aux étranges capacités de notre encéphale cérébral droit qui est capable de parvenir à la solution exacte d’un problème sans passer par un raisonnement logique. Son aptitude à saisir une totalité dans une partie de ce qui est observé renoue avec l’adage si souvent ironisé : « Un le tout, tout en tout » adage qui ignore combien la structure holographique de notre pensée est omniprésente sans parler de celle de notre univers dont les recherches sont en cours…

Le nom d’illuminisme fait référence à la lumière. Toute la difficulté, et aussi toutes les erreurs, reposent sur la définition que l’on donne à la lumière. Si nous croyons qu’elle est uniquement une science divine venant d’en haut et donc le fruit d’une mystique qui procède par révélation des connaissances du monde supérieur, nous avons raison si seulement nous savons d’où vient cette lumière et comment nous faire illuminer par elle.

Quoi qu’il en soit les individus insatisfaits par les dogmes et les cultes se livrent à des recherches sur le christianisme primitif pour tenter de discerner l’origine de cette lumière. La encore ils ont raisons seulement s’ils pensent que la connaissance d’un rit ne vas pas tout solutionner, et là je parle aussi des rit maçonniques. En d’autres termes ils ne peuvent porter leur fruit que s’ils ne sont pas le jouet de cette lettre servile qui occulte l’Esprit.

Tout cela est en accord avec la pensée de Joseph de Maistre. Quoi qu’il en soit la mystique fut toujours indépendante de tout cléricalisme établi, même au sein d’une Eglise. C’est un concept partagé par tous les illuminés mais qu’ignorent bien des Francs-Maçons qui se disent antidogmatique et par la même (par cette manière de penser dogmatique par essence) se barrent la route à l’illumination.

Comment jouir de cette intuition, de cette intelligence profonde des choses qui repose sur une illumination invisible ? Comment posséder la vision intime du principe de la réalité du monde ? Telle sont les questions que se posent tout adepte.

La seule réponse réside dans la signification du symbolisme alchimique des loges maçonnique qu’expliquent à leur manière bien des auteurs. Et qui plus est, seul le laboratoire alchimique rejeté par bien des loges, offre une compréhension et une solide technique mystique pour y parvenir.

Ceci étant dit Martinès de Pasqually, Saint-Martin, Willermoz, Johann Friedrich Kleuker et Gottlieb Heinrich von Schubert, furent tous admirateurs de la théosophie chrétienne de Jacob Boehme, qui révéla l’influence de l’alchimie.

Les fondateurs des grands courants spirituels ne sont lus qu’en fonction du crible de nos croyances qui sont, il faut le reconnaître, le pivot de l’expérience humaine à la racine de nos habitudes cognitives. C’est un fait qui n’échappe à personne, pas même aux biologistes spécialistes des neuroscience qui affirment, tel le célèbre professeur Américain de neurophysiologie Michael Gazzaniga : « Croire est ce que les humains font le mieux » in Le cerveau social : p13 Editions Odile Jacob.

Ainsi prévenus nous continuons à ne point nous méfier de nous-mêmes tout en fredonnant béatement : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » c’est ce que l’on appelle du verbiage qui nous occulte la lumière car nous ne faisons que réciter à l’aune de nos croyances et de nos coups de cœur.

Certains m’affirment péremptoirement que l’initiation permet de dégager le « moi intérieur », « l’étincelle divine » existant dans la personnalité humaine. Je veux bien le croire mais je n’ai jamais rencontré d’individu ayant réussi ce tour de force résultant d’une initiation sans être au préalable sérieusement formé. Car toute chose nécessite une formation même si nous sommes habités par une puissante intuition. Evidemment j’entends l’initiation dans le sens maçonnique, rosicrucien ou martiniste du terme.

Le père des lumières, pour paraphraser Fulcaneli, n’est autre que le soleil. Œuvrer avec la lumière n’est autre que l’alchimie qualifiée d’œuvre du soleil par Hermès Trismégiste. C’est dans ce sens que Jacob Boehme, révéla à l’avant-garde des illuministes l’influence, et donc la nécessité, de l’alchimie.

Celui qui au laboratoire n’a pas découvert la puissance créatrice de la lumière, et ne sait surnager dans l’océan des causes, ne saurait savoir ce qu’est réellement l’illuminisme.

La pratique au laboratoire provoque des réflexions, amène à des découvertes ainsi commence la formation qui inéluctablement conduit à rencontrer un guide autant pour le laboratoire que pour comprendre le sens profond de la lumière en soi et à travers l’Univers.

Ce qui précède n’est pas spéculatif.

C’est donc par un retour aux sources de l’illuminisme et de l’alchimie et par ceux qui souhaitent se mettre à son école en plaçant leurs pas dans les leurs, et non en ostracisant leur doctrine et leur façon de vivre le cheminement initiatique, que la maçonnerie pourra retrouver son authenticité perdue.

Je sais, c’est une vue de l’Esprit et je ne nie as que je suis un rêveur éveillé. Mais j’ai posé ma Pierre. C’est là l’essentiel.

Avec toute mon amitié.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:12
BROUILLON ROMANESQUE

Je n’ai pas le temps d’écrire un article car j’essaye de traduire ce que j’ai observé et compris, depuis des années, à travers la trame d’un roman. Comme je suis un néophyte en ce domaine il me faut du temps pour synthétiser toutes ses observations et opinions.

Je me suis dit que vous méritiez la primeur même si mon texte est en état de brouillon. Aussi je vous sers ici un nouveau passage en prenant bien soin de ne pas déflorer le mystère que j’essaye de faire le plus musclé possible sans pour cela tomber dans le délire. Voici donc ma prose :

Guy et Odile se précipitèrent pour la relever. Elle n'était pas blessée, seulement un peu sonnée. Ils la soulevèrent à eux deux en l'aidant à monter par le petit escalier de la tour. Dans la pièce gravée du tribann Guy ouvrit, sous l'escalier, une porte dissimulée par la petite bibliothèque coulissante. Apparut alors une grande pièce chaleureuse lambrissée de chêne avec, au milieu, une grande table. Le long des murs un buffet et une desserte du XIXe siècle s'harmonisait avec la boiserie murale. A une extrémité un feu de bois crépitait et sur la cheminée une petite pendule comptait le temps avec son balancier doré.

Ils installèrent Sylvie, qui semblait groggy, dans l'un des confortables fauteuils Empire tournés vers l'âtre. Guy fit assoir Odile dans l'autre fauteuil et tirât entre les deux sièges une tablette marquetée. Disparaissant par une petite porte il réapparut avec une bouteille de Schrups, ce rhum très sucré et fruité, à la mandarine et à l'orange, qui permettait aux travailleurs des siècles passé de surmonter bien de misères. Il servit copieusement Sylvie et Odile qui reniflèrent la boisson en le regardant d'un œil méfiant.

- Quoi ! je ne vais pas vous empoisonner ! Je vais me servir à la même bouteille en qualité de testeur de ses dames. Si je tombe raide mort de grâce, ne buvez pas.

Elles goutèrent ensemble du bout des lèvres en se regardèrent en se léchant les babines.

- C'est bon ce poison ! s'exclama Odile. Tu as des trésors dans ton armoire de sorcier apothicaire.

Sylvie ne disait rien et dégustait les yeux fermés.

- Ca, c'est un remontant ! Tu l’as trouvé ou ?

- Je le fais venir de la Martinique où, à l'unanimité des gûstateurs, se fabrique le meilleur rhum et shrubb du monde.

Elle se pencha vers Guy et interrogea:

-Tu n'aurais pas inverti dans les rhumeries de la Martinique par hasard ?

- Non. Il fit miroiter la liqueur devant la lumière du lampadaire, mais comme j'aime cette ile je suis parfois cocardier.

Sylvie souriait en reprenant rapidement des couleurs et plaisanta en se tirant dans la tempe avec son index en disant:

- Je l'ai échappée belle ! et toi aussi Odile car ces deux tordus était capables de tout. Mais alors, quel langage !

Ils furent secoués d'un rire inextinguible activé par la chaleur bienfaisante du rhum. Le stress s'évacuait dans la paix du lieu et les bienfaits de la liqueur dorée.

En levant la bouteille Guy leur annonça en les regardant l'une et l'autre:

-Les filles je vous invite au resto.Il y a tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée ici, à quelques pâtés de maisons.

Le serveur jovial d'un petit restaurant, au style vieillot des années 70, les accueillit avec le sourire quand il reconnut Guy qui serra des mains à la ronde. Il s'inclina profondément devant les dames en disant:

- Mesdames, nous sommes tous ici à votre entière disposition.

Guy le regarda intrigué et se tourna vers Odile et Sylvie en disant:

- Quelle classe notre sympa maitre d'Autel ? Vous êtes traitées comme des princesses. Je vais devenir jaloux !

Sylvie le regarda avec les deux auriculaires levés verticalement en disant:

- A tout seigneur tout honneur, il faut bien compenser les injures et menaces par quelques prévenances.

- Tu vas très bien en princesse mais arrêtons là le petit doigt levé avec ça je serais collés par l'étiquette et ne pourrais rien avaler achevât-il en pouffant.

Ils continuèrent leurs échanges sous l'œil singulièrement attentif du maitre d'hôtel.

Syvie regarda tout à tour Guy puis Odile.

-Vous vous connaissez ?

Guy allait répondre quand Odile le devança:

- Nous nous sommes rencontrés le 22 avril dernier à l'occasion d'une conférence sur l'alchimie donnée par Guy au Corum de Montpellier.

- Guy tu es conférencier ? Interrogea Sylvie.

- Ca m’arrive à mes moments perdus. Je donne quelques conférences pour des associations.

- Tu es alchimiste ?

- Non, j'ai étudié l'histoire de l'alchimie et aussi certains auteurs.

- Donc tu ne transmutes pas du plomb en or !

- Arrête avec ce cliché des siècles passés qui voient une inéluctable corrélation du mot alchimie avec l'or. J'ai l'impression que des auteurs de haut niveau tel Mircéa Eliade n'ont pas existé et que des livres comme Forgerons et alchimistes n'ont jamais été écrits !

Sylvie souriait avec un air taquin en prenant un malin plaisir à tourmenter Guy. Le regard en coin elle ajouta:

- Tu ne roules pas sur l'or alors tu ne m'intéresses pas. Elle acheva sa phrase dans un rire enfantin qui détendit Guy puis le fit sourire et enfin rire à son tour.

Odile souriait difficilement car jamais elle ne s'était réellement intéressée à l'alchimie si ce n'est d'une manière superficielle, à titre de curiosité. Elle n'avait pu poursuivre sa relation avec Guy car elle se sentait de plus en plus mal à l'aise face à son refus d'approfondir associé à un certain solipsisme. Elle n'avait besoins de personne pour avancer. La philosophie libertaire et disparate du Nouvel Age lui convenait. Elle se sentait néanmoins mal dans sa peau. Sylvie semblait la comprendre et lui dit:

- Tu t'intéresses à l'alchimie ?

- Oui, car j'ai l'intuition, uniquement l'intuition, que c'est une vieille science qui devait être extraordinaire.

-Tu ne l'as pas étudiée ?

- Non ! Par ou commencer ? Les textes sont tellement obscurs que n'importe qui s'y perd.

- Guy aurait pu t'aider...

Le maitre d'Autel s'approcha en faisant une révérence à Sylvie pour poser sur la table le dessert. Odile et Guy regardèrent Sylvie et lui dirent ensemble en inclinant la tête en riant:

- Votre Altesse est servie !

Après s'être écarté, le maitre d'Autel, qui ne les quittait pas du regard, eut un sourire amusé.

- J'ai un service à te demander, dit Sylvie en se tournant vers Guy. Paul, mon mari, a voulu venir quand je lui téléphoné que j'ai été agressée. Il ne va pas tarder à arriver. Pourrais-tu héberger Odile et la ramener, demain matin, à Fleury ?

- Ne t'inquiète pas je la ramènerais, elle disposera de la chambre du sénéchal. C'est la meilleure chambre à donner qui fut jadis occupée par le maitre d'arme des Templiers responsable du petit fort que j'occupe et qui surveillait l'entrée de la ville.

Elle se tourna vers Odile:

- Voilà pour toi l'occasion de mieux apprécier la tour. Je suis certaine que tu ne le regretteras pas.

Odile ne dit rien et eut un petit sourire crispé.

Sylvie s'approcha d'elle et lui glissant à l'oreille:

- Désolée de te laisser entre les griffes de l'ours, ce qui eu le don de dérider Odile qui lui répondit à haute voix en la prenant dans ses bras:

- Repose-toi bien et à demain.

Fin de l’amuse geule…

4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 16:35
LE MESSAGE DE FULCANELLI

Depuis 1960 l’alchimiste Fulcanelli fait couler beaucoup d’encre et aliment bien des spéculations quant à sa véritable identité. Cela est bien tout en n’étant pas très heureux car, ce faisant, est éclipsé le rôle véritable, et très important, de cet Adepte de XXe siècle.

Ce qui est le plus surprenant, et décevant il faut bien le dire, c’est que des alchimistes puissent adhérer à ce courant d’enquête sur une identité, démarche qui a uniquement sa place dans les polars comme l’a fort bien fait Henri Loevenbruck (Le mystère Fulcanelli) avec l’aide de Jacques Sadoul connu pour ses vulgarisations romanesque de l’alchimie, alors que leur effort devrait s’inscrire en totalité dans l’appuis inconditionnel et sans faille de cette prise de conscience sociale que provoqua l’œuvre décisive de ce grand alchimiste.

Le nom de Fulcanelli fut découvert par le public en 1960 à l’occasion d’un livre écrit par Louis Pauwel et Jacques Bergier : Le matin des magiciens. Ce best-seller eut un succès phénoménal qui lança la mode de l’ésotérisme car la société avait besoin de renouer avec le merveilleux. Dans ce livre, destiné au grand public, il y certes, comme l’on dit, « à boire et à manger ». Seuls quelques chapitres sont intéressants. Notamment celui ou Jacques Bergier relate sa rencontre avec Fulcanelli qui rendit visite au physicien Helbonner avec lequel il travaillait. Il était venu mettre en garde contre le danger du nucléaire.

Cette démarche peut paraitre curieuse. Pourtant elle s’inscrit dans une démarche entreprise par les alchimistes depuis plus de trois siècles.

Durant le XVIIe et le XVIIIe les alchimistes parcouraient l’Europe pour réaliser des transmutations sous les yeux des scientifiques de l’époque. La plus marquant fut celle faite, en 1666, à Helvétius (Johann Feiedrich Schweitzer) médecin du prince d’Orange. Cet homme cultivé et intègre fit un rapport circonstancie de l’évènement qui eut une répercussion dans l’Europe entière au point d’en perturber Spinoza lui-même.

Malgré l’évidence des transmutations « à froid », pour employer la terminologie actuelle, rien n’y fit. Et des érudits tels Louis Figuier, s’empressent de crier à l’esbroufe en avançant des raisons tellement tendancieuses et indéfendables qu’elles tournent au ridicule leur auteur qui devient lui-même un faussaire. Nous retrouvons les mêmes affirmations à propos de Nicolas Flamel dont l’article sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia est un bel exemple de supercherie néo cartésienne à bénédiction scientifique.

Par ces transmutations les alchimistes cherchaient à démontrer que le chemin emprunté par le matérialisme scientifique naissant ne pouvait conduire à la connaissance des lois universelles.

Malgré cet effort généralisé qui mobilisa les plus grands adeptes de ces deux siècles, ce fut un échec.

Deux siècles plus tard Fulcanelli délivra le même message en spécifiant dans Le Mystère des cathédrales,(1926) que les choses commencèrent à se dégrader à l’occasion de la Renaissance.

Cependant au milieu du XXe siècle, dont 1968 fut la manifestation d’une prise de conscience sociale, les choses changèrent face aux dangers engendrés par le nucléaire et la pollution en général.

C’est à cette période charnière que se situe l’influence de l’œuvre de Fulcanelli qui tenta, encore une fois à la suite de ses nombreux prédécesseurs, d’infléchir l’esprit matérialiste des scientifiques.

Cette fois l’échec ne fut pas total puisque par l’intermédiaire de ses porte-paroles, plus ou moins conscients, que furent Jacques Bergier et Louis Pauwel, l’ésotérisme repris de l’importance et beaucoup de scientifiques furent officieusement convaincus. En effet, le progrès des neurosciences allait dans ce sens puisque fut mis en évidence, durant les années 1970, la capacité chez l’homme de parvenir à une réponse juste, lors d’une interrogation d’ordre scientifique, sans passer par un raisonnement logique. Il existe donc une autre manière de résoudre des problèmes et de comprendre le monde, que celle de l’esprit scientifique du siècle des lumières.

Actuellement l’académie refuse la neuro-pédagogie qui multiplie par dix (voire par vingt) les capacités mémorielles et facilité bien des compréhensions car le verbiage est un paradis qui lui colle à la peau.

Cette attitude de rejet est compréhensible car par ce biais serait accrédité le rôle traditionnel de la cabale phonétique et celui de l’intuition. Ce rejet égoïste, par les institutions, même s’il doit durer longtemps, n’est en réalité qu’un combat d’arrière garde. Et cette bataille sera gagnée grâce à l’action déterminante de Fulcanelli ! ! ! C’est là-dessus que je voudrais insister car trop souvent passé sous silence par ceux qui comprennent l’alchimie comme uniquement œuvre au laboratoire ou qui papillonnent à la recherche de son identité.

En qualité d’élève issu du giron de Roger Caro et donc « hérétique » pour les adeptes de l’antimoine avouez que c’est plutôt original de porter aux nue Fulcanelli que je devrais ignorer comme les « fulcanelliens » m’ignorent[1]. Normal je suis Charli !

Avec toute mon amitié.

[1] Petite précision, cela ne fait qu’empirer… ma joie de vivre.

30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:26

Le 20 février à 19h 45, au 134 de l'Av de Toulouse à Montpellier, salle KARIS.

Sera présenté dans une 1ère conférence d'une série de 3, ce qu'est l'ALCHIMIE, par Léon Gineste.

Cette 1ère approche est pour nous permettre de découvrir l'Alchimie.

La 2ème sera pour nous proposer une visite guidée de "Montpellier alchimique"

Et la 3ème, nous emmènera en voyage du côté de Rennes le Château, toujours dans l'axe de l'Alchimie.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 17:19
CHANGEMENT DE BLOG

Bonjour à toutes et à tous.

Je ne publie plus sur Overblog.

En attendant l'achèvement de mon site je publie

sur: 3e87.eklablog.com

Bientôt mon blog disparaitre.

Tous mes articles sont déjà dans mon site SURRÉALISME FANTASTIQUE

http://adam-alchimie.org

Bonne et heureuse année 2015.

A bientôt.

19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 09:24
PREMIER PAS INITIATIQUE.

Sous l’insistance de mes correspondants, voici quelques idées, quelques prises de conscience pour les uns, ou misérables divagations pour les autres, sur ce qui m’apparait comme élémentaire pour bâtir une vie pré initiatique sérieuse. Je vais être bref et jouer avec les mots à mon corps défendant… Rassurez-vous je m’amuse aussi !

Un fait essentiel ne saurait être négligé par celles et ceux préoccupés par un besoin légitime d’être parfait, « nickel » comme l’on dit… Nickel dites-vous ? Ah ! Ce qui brille me crève les yeux ! De grâce n’astiquons plus les chromes de notre ego et restons surtout bien humain, car à moins de vivre dans une autre dimension, quelque peu surréalistes, nos vies ne sauraient être pétries d'absolue perfection en tous domaines. Nous sommes rien, acceptons ce camouflet !

Tout est affaire de degrés, que ce soit notre attention, notre patience ou encore la gamme et l'intensité de nos émotions. Evidemment, il nous est impossible d'être tout pour tout le monde. Nous ne pouvons danser toutes les danses et notre vie est brassée de choix difficiles, de sacrifices et de compromis. Cet aspect est rébarbatif si l’on ne parvient pas à mettre en évidence le dénominateur commun et ce puissant moteur spécifique à notre espèce qui s’appelle en l’occurrence : ADAPTATION.

L’homme est adapté à l’adaptation, disent les anthropologues, et c’est cette souplesse qui fait de lui ce qu’il est. Cependant il renie son humanité s’il renonce à son adaptabilité en se cristallisant dans ce que l’on pourrait appeler routine poussée à l’extrême et conditionnements de toutes sortes dont les politiques et les religieux savent jouer en virtuoses pour aliéner notre liberté afin de s’assurer notre fidélité ou notre bulletin de vote.

Donc nous sommes incapables de tout faire mais cela ne signifie nullement que nous devons chausser nos pantoufles en écoutant religieusement monsieur le curé, un gourou, ou notre député. Ni universel ni pantouflard, nous voici assis entre deux chaises. Conditionnables comme le chien de Pavlov, notre puissance secrète réside dans le fait, généralement négligé, que nous pouvons changer nos conditionnements afin de choisir ceux qui nous conduisent vers la liberté. C’est cela la puissance de l’adaptabilité.

Avec le temps, nous devenons la somme des choix que nous avons faits. Les choix déterminent donc la personne que nous finissons par être.

Ce que nous devenons n'est absolument pas le produit du hasard ou du destin. Rien n'est PRECISEMENT déterminé ni ordonné à l'avance… Tout au long de notre vie, nous sommes des processus inachevés, embryonnaires en quelques sortes. Il n'y a que dans la vie des produits, comme les savonnettes ou les casquettes, que les versions se succèdent ! C’est aussi une stratégie à mettre en œuvre pour bien vivre la nôtre. Apprendre à changer de version est la clé. Oui, il nous est possible de moduler et de modifier nos objectifs pour les faire correspondre à notre réalité à condition de bien savoir ce que l’on veut. Dans ces circonstances nous ferons mentir les astrologues, les numérologues et les cartomanciennes. Pourquoi ?

Parce que nous ne suivons plus la ligne d’écoulement paisible de notre vie, nous ne suivons plus cette ligne de moindre résistance sur laquelle nous nous laissons porter par paresse ou ignorance. De ce fait notre destinée échappe définitivement aux augures de toute sorte. Nous somme comme ces êtres qui voient alors qu’une étude clinique de leur œil conclu qu’ils sont aveugles.

Sortit de son destin « déjà écrit » et décryptable par les « diseuses de bonne aventure », telle est - me semble-t-il - la démarche pré initiatique fondamentale et donc le premier pas vers la liberté.

C’était ma petite crise prétentieuse de philosophie que j’offre, sans vergogne, à celles et ceux qui passent parfois un bon moment en ma compagnie.

Avec toute mon amitié.

D'autres articles sont sur le blog: 3e87.eklablog.com

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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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