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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:43

vierge d'alet

Plusieurs lectrices m’ont demandé des précisions sur  l’apparition de St-Bauzile-de-la-sylve. Je vais donc raconter l’essentiel de l’histoire. Ensuite je dirais ce que j’ai compris. Évidemment, il s’agit seulement d’une opinion qui vaut ce qu’elle vaut. Puis-je vous prier de ne pas faire de mon petit laïus une parole d’Évangile ?

C’était un dimanche, plus exactement le dimanche 8 juin 1873. Ce matin-là un homme descendait le chemin qui va du village de Saint-Bauzille-de-la-Sylve à Aumelas. Il s’appelait Auguste Arnaud ; il avait trente ans ; marié depuis six ans, il était père de deux enfants.

Catholique pratiquant, il respectait tous les préceptes de l’Église, sauf celui qui interdisait de travailler le dimanche... Il était parti de bonne heure pour aller « descaucelar », c’est-à-dire enlever les mauvaises herbes qui à cette période de l‘année tendaient à envahir les pieds de sa vigne, celle qui bordait le chemin à 700 mètres du village.

Ayant compris que le dimanche devait être réservé à l’office religieux, il avait l’intention de retourner vers 11 heures pour assister à la messe.

Donc, s’il travaillait ainsi le dimanche, c’est parce que, engagé toute la semaine au service d’un patron, il n’avait guère que ce jour pour s’occuper de ses quelques lopins de terre et ainsi pouvoir fabriquer son vin de table et vendre quelques hectolitres d’excellente qualité pour subvenir aux besoins de sa famille.

C’était un travail harassant, où la vie s’usait vite sous l’érosion du soleil, du froid et de la pluie. Le dimanche était nécessaire puisque les jours de pluie étaient chômés. Nous étions en un siècle ou 60% de la population était analphabète et ou le droit du travail somnolait dans les limbes de son devenir.

En ce début juin la poussée vitale du printemps faisait se développer le pampre et le raisin en fleur exhalait son effluve de vie. Arnaud aimait la terre avec cette simplicité profonde des laboureurs qui savent compenser leur ignorance culturelle par leur connaissance intuitive de la culture. Il savait que les pousses printanières étaient à l’heure cette année et lourdement chargées de promesses, signe d’une excellente santé.

Cette belle santé des ceps était vraiment exceptionnelle en ce moment ou le phylloxéra faisait des ravages terribles en tuant inexorablement les vignes. Et ce fléau était là, derrière les collines. De tous côtés on scrutait avec anxiété l’avance inexorable du désert.

Car en cette année 1873 Le vignoble de Lunel était anéanti, et l’insecte parasite avait totalement détruit le vignoble de 78 communes de l’arrondissement de Montpellier.

Ce fut la ruine de multiples propriétaires. Arnaud avait toutes les raisons de bichonner sa vigne un dimanche avec cette sollicitude  propre aux soins « palliatifs » accompagnant une vie, encore vigoureuse, mais qui doucement s’éteint. Pour un homme de la terre voir mourir une plante estimée et soignée avec sollicitude pendant des années c’est voir disparaître un enfant affectionné.

Il faut dire que le salaire de misère d’Arnaud était insuffisant pour que puisse vivre sa famille. Aussi la belle récolte de sa vigne lui aurait assuré le pain pour toute sa famille… alors le dimanche était secondaire façe à cette nécessité vitale. C’est en pensant à cela que Arnaud ce mit au travail ce matin là. Il travailla deux heures environ, puis fit une pause pour un casse-croûte et un peu de repos. Comme la chaleur commençait à être fatigante il se mit à l’ombre d’une petite plantation d’oliviers dont il reste encore un bosquet de aux troncs énormes et tortueux, pratiquement millénaires, ayant miraculeusement échappé au terrible hiver de 1956.

Il bourra sa pipe et s’apprêtait à l’allumer pour prendre un moment de repos en rêvassant aux fruits de sa belle récolte.  C’est à ce moment là qu’il vit apparaitre devant lui un personnage sous la forme d’une femme de taille ordinaire toute vêtue de blanc. Elle portait une ceinture frangée, sa tête était coiffée d’une couronne haute, semblable à une mitre d’évêque. Un grand voile blanc, partant du sommet de la couronne, l’enveloppait de toute part jusqu’aux pieds, couvrant même ses mains que le personnage tenait croisées sur sa poitrine. Tous ces divers ornements étaientd’une éclatante blancheur. La figure de cette femme était belle, calme, sans exprimer ni joie, ni tristesse. Elle ne souriait pas et paraissait avoir 25 à 28 ans et était noyée dans une atmosphère lumineuse.

Quand il la vit à deux ou trois mètres de lui, Arnaud stupéfait bondit du talus herbeux sur lequel il était assis et lui adressa la parole en occitan couramment parlé dans le village :

 « Qué dès vos ? » : Qui êtes-vous ?

Elle a répondu dans la même langue :

« Soi la Santa Vèrge » : Je suis la Sainte Vierge.

« N’agès pas paur » : N’ayez pas peur.

Arnaud fut immédiatement rassuré et son émotion fut à son comble. Il ne comprenais pas la raison de sa présence et la réponse lui fut donné sous la forme d’une constatation évidente et pourtant significative :

« Abès la malautia de la vinha » : Vous avez la maladie de la vigne.

Il est évident que cette constatation banale, et connue de tous, n’a aucune raison d’être signalée. On ne peut supposer que c’est  parler pour ne rien dire à moins de prendre notre apparition pour une disciple de Lapalisse. Si on donne un sens figuré à cette remarque, elle prend alors un singulier relief et devient très pertinente. En effet, le phylloxéra doit sa redoutable efficacité destructrice au fait que cet insecte (Daktulosphaira vitifoliae), ou phylloxéra de la vigne) s’attaque aux racines et tue les souches inexorablement. De ce fait dire : « Vous avez la maladie de la vigne », signifie que vous aussi, Hommes, vous avez la maladie de la vigne. C’est affirmer que l’humanité est atteinte d’un mal mortel dans ses racines. C’est une véritable prophétie puisque autant le phylloxéré que le mal de nos racines n’a pas disparu. En effet, dans les années 1970 le vignoble californien est attaqué par une forme mutante (biotype B) et en 1980 la Turquie est atteinte (région de Tokat). Dernière attaque en ma connaissance en Australie (2006) dans l’État de Victoria. Il semble évident que ce fléau est à l’image de notre société dont les racines sont pourries.

En d’autres termes, les principes de base sur lesquels reposent nos systèmes financiers économiques et moraux ne peuvent nous conduire qu’au désastre. Et la pourriture de nos racines gagne l’Europe entière jusqu’à sa destruction dans d’effroyables drames psychologiques (suicides liés à une organisation du travail totalement inhumaine) et humanitaires : migrations, bidonvilles, famines... La réponse au racket (impôts déments) légitimé par l’État ne peut que produire des vols, des rackets, et des assassinats… plus la haute société est rapace plus le bas de cette même société le sera… à sa manière évidemment.

Si mon interprétation ne vous sied pas, il vous reste à dire que le brave Arnaud à été victime d’un épisode hallucinatoire ou d’un délire mystique. Malheureusement, personne ne sait ce qu’est une hallucination, pas même les pontes de l’académie de médecine. Les choses deviennent surréalistes quand une hallucination donne rendez-vous dans un mois pour une autre hallucination, ce fut le cas d’Arnaud :

« Dins un mes bendrai vos remerciar » : Dans un mois je viendrais vous remercier.

Nous étions le 8 juin, Rendez-vous fut pris pour le 8 juillet !

Heureusement qu’il existe un critère, assez fidèle, pour savoir si le phénomène est maladif. Dans le cas d’une pathologie mentale le phénomène est vécu dans le mal-être ou la souffrance. Ce ne fut pas le cas pour Arnaud qui retourna chez lui tout ému et heureux le cœur illuminé de bonheur et d’un amour joyeux dont il ignorait la puissance, et même l’existence, jusqu’alors.

Voulant éveiller la foule à la dimension spirituelle, la Vierge demanda ensuite à Arnaud des offices religieux et processions et aussi de dresser des croix à des endroits particuliers. Puérilité ? Non car la prière est un puissant levier pour changer bien des choses dans le monde, dans les racines du monde, même une prière « non religieuse », c'est-à-dire une demande VRAIE, issue des profondeurs du cœur. Ce genre de prière n’a point besoin d’être dictée ou canalisée par un autorité religieuse et encore moins définie par elle. L’oraison dite « jaculatoire » dit bien ce qu’elle veut dire… Ce terme « jaculatoire » vient du mot latin "jaculum" qui veut dire flèche, javelot. C'est une prière très brève, un cri du cœur qui s'élance vers Dieu. Le reste est de la foutaise.

Voici donc Arnaud dans sa vigne le mardi 8 juillet. Il travaille toujours à « déchausseler », travail ardu, fatiguant, car plié jusqu’au sol, la tête dans les sarments avec la poussière concentrée sous les sarments et la chaleur qui provoque une intense transpiration du visage, il faut se relever périodiquement pour prendre une « bocada d’aire » ou une « bouchée » de bon d’air.

C’est au moment de cette « boucada » qu’il est droit, la tête levée, les yeux grandement ouvert, fixé vers le haut. Sa main droite saisit son chapeau et le jette à terre. En même temps ses bras s’élèvent, son visage est pâle, très pâle, ses mains paraissent démesurées allongées (rapports de témoins) ses yeux grandement ouverts n’éprouvent aucun mouvement de paupières ; ils sont fixés sur un objet qui l’attire.

Pendant un court instant il se balance sur lui-même, et puis tout à coup il est emporté avec une rapidité foudroyante (concordance de tous les témoignages) vers la croix.

Pour tous les paysans familiers de la terre qui savent combien il est malaisé de circuler dans une vigne à cette époque de l’année, cette course leur est apparue humainement inexplicable car Arnaud ne regardait pas à terre qu’il ne pouvait voir puisque recouverte par le feuillage. Ors, il n’a pas trébuché, il n’a pas sauté, il semblait « nager » disent les témoins. Pour lui poins d’obstacles, le corps paraissait être porté plus qu’avancer par ses propres moyens.

Pour les vignerons présents, un homme parcourant le même chemin en regardant en l’air, et tentant de se déplace à travers les sarments entrelacés n’aurait pu faire trois pas sans tomber ou sans s’embarrasser ses pieds dans la vigne et les mottes de terre.

Quant à Arnaud, interrogé pour savoir si ses pieds ne furent pasembarassés pendant cette marche rapide Il répond qu’il n’a rien vu car il était absorbé par l’Apparition qui était la même jeune femme que la première fois avec des vêtements de forme similaires mais lacouleur était d’or avec une atmosphère lumineuse de quelque centimètres de large. Sa figure était pleine de clarté, les mains croisés sur le poitrine et sous le voile, étaient entourées d’un chapelet toujours de couleur or. »

L’apparition se plaça à l’extrémité supérieure de la croix et dit à Auguste :

« Cal pas trabalhar lou dimenge » : Il ne faut pas travailler le dimanche.

Elle fit glisser le chapelet sur la main gauche et, de sa main droite, elle donna la bénédiction à la foule.

« Que canto dé cantica » : Qu’elle chante des cantiques.

Et elle disparut.

Alors la foule présente se mit à chanter spontanément le magnificat (on prononce le t final) qui est le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation lors de la visite qu’elle rend à sa cousine Élisabeth. Ce chant est aussi appelé Cantique de Marie, il fut tiré de l’évangile selon Luc (chapitre 1, versets 46 à 56)

Deux messages a l’apparente banalité laisse perplexe au premier abord.

Pourtant, le fait de ne point travailler le dimanche est étroitement lié à la décomposition des racines de notre société. Actuellement, ce repos dominical tend à ne plus être respecté 

Ce cycle septénaire de la vie (par exemple renouvellement de nos cellules tous les sept ans) et de la matière (comme les sept niveaux énergétiques de l’atome, sur lesquels gravitent les électrons) ce cycle donc (si souvent signalé dans la Bible) a donc son importance autant sur le plan physique que sur l’impérieuse nécessité de réharmoniser notre manière d’être et de méditer en harmonie avec les lois fondamentales de l’univers. Cela des auteurs tel Rudolf Steiner l’ont très bien mis en évidence.

Le deuxième point est la nécessité de chanter. Là encore la banalité est désarmante… une apparition pour dire ; « chantez » ! n’est pas sérieuse direz-vous. Et pourtant c’est extrêmement important, que dis-je c’est capital pour développer la spiritualité et la vie mystique.

Les neurosciences ont découvert que le fait de chanter avait la particularité de stimuler la même partie du cerveau que celles responsables de la vie mystique.

Comme au XIXeme siècle on ignorait ces choses là, les apparitions furent classées sans suite, et pourtant elles sont supérieures à celles de Lourdes car elle s’inscrivent dans notre actuel.

Les hermétistes auront goûté la couleur blanche de l’apparition, qui deviendra dorée un mois après.

Enfin, n’oublions pas l’étrange extase d’Arnaud qui n’a plus fait partie du domaine terrestre lorsqu’il s’est joué des obstacles et s’est déplacé à une vitesse foudroyante. Cette extase mystique fut la même que celle des soufis, des moines chrétiens des bouddhistes ou zen des anachorètes et des derviches. Et pourtant Arnaud était un paysan… conclusion ? La vie mystique est à la portée de tous ceux qui ont une vie professionnelle… Ne la croyons pas réservée aux moines.

Je voudrais souligner un petit fait qui caractérise notre société bavarde : Parler d’extase n’est pas l’extase. Rien de commun avec   l’ivresse du papotage !

Avec toute mon amitié.

 

 

Ce terme occitan « descaucelar » exprime le fait de déchausser autant un pied humain en lui enlevant son soulier qu’un pied de vigne en lui enlevant les mauvaises herbes. Dans les campagnes méridionales ce terme est couramment francisé (sans être pour cela dans le snobinard petit Larousse des rats de villes) sous l’expression « déchausseler ».

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:43

Brenac, chapelle fond

Le XIXeme siècle a connu de grands mystiques chrétiens, non religieux tel Philippe Nizier (dit « Maître Philippe de Lyon ») qui traça une route spirituelle de la chrétienté d’une manière tellement simple et importante qu’il est difficile de ne point associer sa présence au  besoin profond d’une humanité s’apprêtant à patauger dans un intellectualisme réducteur occultant les liens avec le ciel.

Et cette humanité de nos grands-mères et grands-pères s’est mise à prier l’invisible en criant son désarroi.

Alors le « ciel » s’est ouvert et durant tout ce siècle les apparitions de la Vierge se sont multipliées mais l’Église, voyant que l’on défie son autorité, n’a rien voulu entendre.

Elle était tellement emprisonnée dans un carcan de lois autoproclamées qu’il lui fut impossible de faire machine arrière pour écouter les dieux et les Hommes en toute humilité.

Au fil des siècles son orgueil s’est endurci. À l’inverse des contes la jeune fille belle comme le jour devint vieille et arrogante en craignait comme la peste de devoir reconnaître ses fautes de marâtre despotique.

J’exagère, direz-vous, en êtes-vous sur ? Certes le portrait est quelque peu caricatural (il faut bien rigoler) mais je refuse de le coiffer d’une mitre. Rassurez-vous, peu de gens lisent ces lignes alors mes canailleries ne lui font même pas frémir le chignon à la tante Bégon.

Cette dame tyrannique n’accepta du ciel que ce que le ciel acceptait d’elle, donnant-donnant, marché soucieux de préséance… le ciel doit se plier à l’étiquette s’il ne veut pas disparaître. Non L’Église n’est pas à Dieu mais Dieu est à l’Église. Ici, sous des dehors sirupeux, nul ne relativise mais surtout cristallise.

Au XIXeme siècle eurent lieu les apparitions de Lourdes qui furent déclarées valide par l’Église Catholique pour une raison liée à la politique du Vatican. Le pape s’appuya sur la déclaration, en occitan, de la Vierge, qui affirmait, à Bernadette Soubirous, être l’immaculée conception. Cela permis au pape d’asseoir le dogme de l’immaculée conception en s’appuyant sur l’autorité d’une apparition… et donc en toute illégalité. Oui, ce dogme est illégal car le droit ecclésiastique exige que tout dogme soit voté par un concile avant d’être adopté.

Tout cela montre que le choix de valider une apparition à cette époque (il y en eut plusieurs dizaines) repose sur les propos plus ou moins en harmonie avec ce que pense l’Église. Si cette condition n’est pas respectée l’apparition, même si elle est vraie, n’est pas reconnue et reste pour toujours inconnue.

Allez à Lourdes si vous voulez, mais au tumulte des trains surchargés, je préfère une petite apparition campagnarde à laquelle j’ai décerné mon nihil obstat. Elle n’est pas reconnue par l’Église mais elle est reconnue par moi et bien d’autres !

Auguste Arnaud, ce paysan analphabète qui a vu la Vierge et a parlé avec elle en occitan, n’as pas menti, tout comme n‘a pas mentie Bernadette Soubirous à Lourdes quelques années au paravant.

En entrant sur les lieux vous sentirez la paix et seuls les oiseaux ou les cigales vous accompagneront jusqu’au pied des statues rappelant les lieux de l’apparition. Sur les grilles mille petits merci gravé sur du marbre vous ferons comprendre qu’il y eut des miracles dans la plus grande discrétion. Si vous souhaitez entendre le silence, et à travers lui ces petites voix qui parlent à votre esprit alors quittez Montpellier par la route de Gignac. Prenez la route de Pézenas et rendez-vous à à Popian puis à St Bauzille de la sylve, village de 700 habitants.

Sur la route de Vendémian, vous découvrirez bientôt au milieu d’un parc planté de grands pins centenaires, un bâtiment d’aspect monacal et une petite chapelle toute blanche.

Parcourez les allées qui font le tour d’une grande pelouse et goûtez cette paix franciscaine.

Dans un coin retiré, vous découvrirez une pierre tombale, celle du voyant. Attardez-vous sur cette terre ou l’invisible fait irruption depuis près de 150 ans.  Tôt ou tard, si vous êtes ami de la Vérité, vous serez comblé. et votre visite deviendra un pèlerinage pour remercier cette puissance christique et virginale qui vient vous habiter.

Avec toute mon amitié.

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:05

 

JANUS 4

Gauloises gaulois,

Quand Julien TORMA , qui n’est pas un ami d’enfance, affirme sans ambages - dans ses Euphorismes, -  que : « Les meilleures plaisanteries sont déplacées. » il dit que ce déplacement les rend meilleures et aussi plus courtes. Il livre ainsi un secret redoutable pour décrypter  le langage occulte des garçonnières. C’est celui que le Vert Galant notre bon roi Henri IV avait associé à son panache blanc et que les alchimistes appellent langue verte de ce bon et puissant sel de la salamandre qui pigmente tellement le goût de l’ordinaire que les fins gourmées s’envoient en l’air. Ces hédonistes invétérés affirment ainsi péremptoirement que « Le vent l’a porté dans son ventre »… mais de quel vent et de quel ventre parle-t-on ?

Non il ne s’agit pas de ces bas instincts, ou de ces sons suspects  indissolublement liés à notre pantalon, ce « vaisseau » très particulier que Rabelais, en son Pantagruel, appelle avec l’hilarité de son esprit espiègle et rigolard : « vaisseau marchand ». Il est loisible à chacun d’imaginer la marchandise transportée par ce « paquebeau » particulier dont la vitesse en nœuds doit être impressionnante !

Ici, vous l’avez compris, nous frôlons la contrepèterie dans toutefois obéir à ses lois qui sont celles de l’inversion des lettres d’un mot à l’autre dont la phonétique se prête souvent à des lapsus fort désobligeants. Dans les garderies de l’école maternelle qui n’a appris qu’il ne fallait pas confondre une nichée de pinsons avec une pincée de nichons ? Si nous avons en permanence une dimension quelque peu paillarde, soyons sûr qu’il s’agit là d’une véritable école pour la raison évidente qu’elle éloigne toute la kyrielle de calotins et de grenouilles de bénitiers, ces culs bénis en quête de paradis dans une constipation proverbiale.

Vous pourriez me rétorquer qu’il s’agit là d’obscénités. Et, pourtant ces horreurs que le contrepet ne dit pas, il est bien vrai qu’il les dit tout de même. C’est justement par là qu’il participe à la vertu purificatrice de l’obscène.

N’oublions pas que le même instinct d’Amour, que l’on trouverait à la source de ce que l’humanité a produit de meilleur, engendrent, par l’effet du refoulement, l’obsession sexuelle, la lubricité perverse, fruit corrompu de l’hypocrisie sociale…

Ne crions pas au scandale si un lapsus, un léger déplacement, se glisse en prononçant la phrase suivante :

Mon oncle perd courage

Devant les amas de patentes.

Si, comme on dit, la langue fourche, on obtient ce malencontreux résultat ;

Mon oncle perd courage

Devant les appas de ma tante.

Comprenons ainsi le rôle des lettres dites mobiles : le « m » de «amas » et le « p » de « patente »

Ce sont de ces catastrophes accidentelles que le contrepet et la cabale reconstituent par le moyen de l’Art.

Autant en contrepetterie qu’en cabale, il s’agit donc d’exploiter des erreurs de langue et non des erreurs de grammaire ou d’orthographe, des lapsus linguae et non des lapsus calami. Elles sont faites pour être prononcées. D’où la règle :

En contrepet comme en cabale des alchimistes, c’est le son qui compte et non l’orthographe.

C’est donc le son des éléments mobiles, et non leur orthographe, qui reste invariable.

« La violoniste force les senseurs

À admirer son joli son. »

Devient :

« La violoniste force les danseurs

à admirer son joli son »

Vous avez compris, il y a aussi un sens salasse dont je vous épargne les commentaires.

Ben oui, il est difficile de vous attraper par la barbichette pour aborder la cabale sans provoquer des ronflements irrespectueux. Heureusement, je vous ai attrapé par la cargaison de votre vaisseau marchand contenant testostérone el œstrogène. Ils ont exalté une libido qui ne laisse insensible que les castrats de la chapelle Sixtine. Oh douce alliée qui a le don d’ouvrir… les oreilles ! ! ! Rions en cœur ! ! !

Avec toute mon amitié.

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:25

 

bre10

Médaillon du plafond de l'église alchimique de Brénac dans l'Aude, à proximité de Rennes le Château.


L’étoile est, comme chacun le sait, un soleil. Il y en a des milliards dans notre seule galaxie qui constitue la voie lactée ou voie de Saint-Jacques que les pèlerins suivaient pour se rendre à Compostelle.

Les monuments mégalithiques sont souvent érigés en fonction des différentes positions du soleil comme Stonehenge en Angleterre.

Le soleil par son rayonnement lumineux et thermique modèle le paysage terrestre grâce aux érosions du sol, mais surtout il entretient la vie. Évidemment sans lumière et chaleur, il est impossible d’exister.

À ces flux lumineux et thermiques, s’ajoute le courant magnétique qui va d’un pôle à l’autre.

Ainsi, nous avons quatre pôles : deux géographiques et deux magnétiques. Ils ne se superposent pas. En d’autres termes, le pôle nord géographique n’est pas au même endroit que le pôle magnétique qui a la bougeotte puisqu’il était, en 2007, à 637 kilomètres du pôle Nord des cartes. Pour tromper l’ennemi, les bases militaires sont construites entre ces deux pôles… impossibles de les localiser ! Si vous utilisez une boussole, vous ne les trouverez pas !

Ajoutons à cela que le pole magnétique se déplace de 55km par an ! (6m/h), ce qui fait des militaires de vrai forains qui démontent leurs bases en fonction de la balade du pôle ! Il faut vraiment avoir du cran, ou être bien payé, pour faire ce travail de Sisyphe !

Et le bouquet final est que le champ magnétique s’est inversé à plusieurs reprises au cours des millions d’années… Sacré coup pour les militaires qui feraient mieux de s’installer sur l’équateur pour profiter du soleil et du farniente !

 Le monde vivant utilise le magnétisme terrestre comme les grands migrateurs tels les oiseaux ou les tortues de mer qui sont dotées d’une perception fine du champ magnétique. Les volatiles sont capables de rectifier leur cap grâce aux étoiles. Quant aux tortues, les courants marins et la température de l’eau sont leur repaire. Mémoire visuelle et mémoire musculaires sont adaptées à ces vastes périples. il en est peut-être de même pour tous les oiseaux migrateurs. Ces derniers auraient même une « vision » des champs magnétiques grâce à des molécules rétiniennes  qui donneraient un réseau de contraste « d’ombres et de lumières » se superposant à l’image perçue.

Cette dernière remarque permet de comprendre la vision particulière de certains hommes, car les molécules responsables de cette perception chez l’oiseau se trouvent chez tous les êtres vivants (Cytochromes et FAD=Flavine adénine dinucléotide) .

Et puis il nous reste surtout à apprendre à regarder ! Les alchimistes auront apprécié jusqu’où peut se lire le symbole du filet pour saisir… le monde ! Si le filet est tracé sur la galette des rois, pour fêter l’épiphanie, c’est qu’il caractérise les rois au-delà des observations au laboratoire de certaines structures minérales entrecroisées. Évidemment, le pavé mosaïque des francs-maçons ne peut être compris qu’en l’associant aux changements de perception que ne saurait induire une étude symbolico spirituelle mitonnée de moralisme.

Le magnétisme est associé au nord et donc à l’étoile polaire, vers laquelle tout alchimiste doit savoir s’orienter et saisir les puissances vitales qui en émanent et se mélangent aux émissions lunaires et solaires.

L’alchimiste est donc un « roi mage » qui se guide sur le chemin que trace l’étoile, mais pour cela il doit parvenir à déployer les ailes de sa perception que nulle analyse spéculative ou symbolique ne saurait lui faire acquérir mais à coup sûr enrayer.

La terre est traversée de courants magnétiques électriques et telluriques comme tout être vivant… chacun à son échelle évidemment. Chez l’homme les Chinois avaient traduit cela par les méridiens d’acuponcture en employant le même terme que celui des méridiens terrestres, ce qui montre combien les anciens avaient compris cette analogie structurant l’univers et plus particulièrement notre globe.

Si notre terre est vivante, sa partie interne est puissamment pétrie par l’activité minérale. Par son noyau métallique, composé essentiellement de Fer et de Nichel, elle forme son champ magnétique protecteur des agressions cosmiques pour la matière vivante. Elle est aussi traversée par des forces résultant d’une sorte de « fermentation » minérale à l’origine de courants de surface ou courants telluriques indépendants du champ magnétique. Ces courants achèvent le réseau du filet permettant de saisir les forces diverses en action autour de nous. Les dolmens et les menhirs semblent être disposés bien souvent en fonction des nœuds telluriques que nos ancêtres percevaient. L’alchimiste doit dons faire ce chemin ardu qui consiste à reconquérir ce que nos pères percevaient, afin d’accéder LES YEUX OUVERTS à la connaissance.

 

Bon courage ! Avec toute mon amitié.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:44

25-SPHINX-COMEDIE-2.jpg

Facade d'un immeuble de la place de l'oeuf à Montpellier.

 Trois corps (partie basse), oeuf, sphinx (quatre éléments), langue hermétique et symbole du sel (tout en haut)

 

À la suite de la publication du dernier article des lectrices de l’Hérault du Gard et de l’Aude ont souhaité obtenir des renseignements supplémentaires sur l’histoire et le légendaire de Maguelone et, si possible un peu plus de détails sur ses liens avec certains mystères du golfe du Lion.

Le sujet est vaste, aussi ne me tenez pas rigueur si je me limite, dans cette publication, à quelques points importants pour aborder, par la suite, des liens avec les mystères languedociens et la ville de l’œuf alchimique.

Le sujet est donc étendu, car le légendaire de Maguelone exprime le sens de l’amour allant des profondeurs de la matière (que les alchimistes appellent couple minéral) au couple humain qui l’exalte dans un romantisme sensuel.

Cet amour, dont l’universalité nous interpelle, atteint une profondeur telle qu’il est devenu un véritable « standard ».

Cette histoire de Pierre de Provence avec la belle Maguelone a une connotation directement issue des mystères de la vie où Pierre personnifie la « Pierre » ou médecine Universelle qui n’est autre que l’exaltation du couple minéral des alchimistes qui puise son énergie vitale au-delà du visible..

 Pourquoi cette légende est-elle universelle ? Pour la raison évidente qu’elle est potentiellement surchargée de puissance vitale qui va donc réduire à néant tout ce qui entrave la pérennité de la vie. Il ne s’agit pas d’immortalité comme le souligne à bon escient l’évêque alchimiste Dom Belin, mais de ne point oublier, comme le révèlent d’ailleurs nos laboratoires modernes étudiant le génome humain, que la cellule vivante est totipotente et immortelle mais un accident peut arriver ! Le sage Cyliani nous informe en son opuscule Hermès dévoilé, plein de cette poésie à goût d’éternité, que nul ne saurait réparer ce que l’accident a détruit. Ainsi, la chirurgie restera nécessaire, avec la culture de cellules débarrassées de leurs protéines de luxe afin de favoriser les régénérations biologiques. Cette réalité est à notre porte.

L’histoire de ce couple philosophal est née au cœur du Moyen Age au tout début du XIVeme siècle. Au fil du temps elle fut traduite et racontée dans presque toutes les langues d’Europe, moment où le français était la langue des diplomates, car toutes les nations étaient en harmonie avec cette légende qui traduit leur unité. Elle sera très répandue en Allemagne et en Australie où elle devint un pilier du légendaire national. À tel point, qu’actuellement elle est plus connue dans les pays de langue allemande qu’en Languedoc ou en Provence (« Di shöene Magelone »)

Curieux et honteux paradoxe pourrions-nous dire puisque toutes les langues d’Europe ont adopté cette magnifique histoire de la belle Maguelone sauf les Français  qui l’ignore, illustrant fort bien que nul n’est prophète en son pays.

Notre néo cartésianisme, un tantinet vaniteux, a ce don très particulier de nous fermer les yeux de l‘imaginaire et de nous barrer l’accès à la connaissance intuitive alors que cette dernière (n’en déplaisent à certains sois disant « réalistes ») s’avère essentielle pour formuler de prometteuses  hypothèses scientifiques originales nécessaires à toutes progression de la recherches fondamentales. Eh oui, nos intelligents « rationaliste » invétérés se tirent bêtement une balle dans le pied ! N’entendez-vous pas le rire homérique des dieux ?

Notre esprit asséché, adorateur de Descartes, revu et expurgé, marque contre son propre camp quand il refuse d’analyser les racines, non encore structurées, de la connaissance. Il y a refus de s’approcher de ces instants où les faits émergent à peine de leur cause. Par exemple pourquoi, chez un embryon, une seule cellule se met-elle à battre alors que le cœur n’existe pas encore ? Un monument de paresse consiste à réponde d’un air entendu que c’est la manifestation d’un gène alors que cela n’explique rien du tout, ce sont des mots rien que des mots ! Les barbes académiques construisent des barricades avec des mots… La terminologie médicale, comme la terminologie administrative, en sont des exemples.

Nous vivons à côté d’un immense trésor que nous ignorons sous prétexte qu’il est irrationnel alors qu’il est surrationnel. Les causes fondamentales des principes vitaux s’incarnent souvent en transparentes légendes avant d’éclore dans notre réalité.

Faut-il s’étonner du succès international de la belle Maguelone ? Évidemment, non puisque la cathédrale est le haut lieu de l’Église des Gaules de nos pères et de nos mères, lien entre tout les pays d’Europe qui constituent en réalité une seule nation.

L’îlot de Maguelone avec sa cathédrale est blottie tout au fond du golfe du lion.

D’où peut provenir ce nom de Lyon ou Lion ?

Il est impossible qu’il y ait un rapport, avec le nom de la ville de Lyon, car son nom provient de Lugdunum et non du fauve. D’ailleurs, cette ville est beaucoup trop éloignée du golfe.

Écartons aussi ceux qui affirment que des lions espiègles gambadaient sur le rivage de la belle bleue ! Si quelques ours des Pyrénées s’étaient égarés là, je comprendrais mieux, mais des Lions, c’est peu probable car si l’histoire nous a parlé des éléphants d’Annibal, elle ne garde aucune trace de ces animaux en vadrouille avide de quintaux de chair fraîche et terrorisant la paisible faune chantante du Littoral languedocien.

La légende la plus crédible mais tout de même facile à vérifier, surtout quand on a quelque pastis de Marseille ou punch Martiniquais dans le nez, c’est celle du sphinx des garrigues.

Vous n’ignorez pas qu’au Moyen Age la boussole n’existait pas et le GPS encore moins. À cette époque les marins ne s’aventuraient pas trop au large et restaient donc en vue de la terre. Ce cabotage nécessitait de connaître le profil de la côte, celui de ses montagnes qui se découpaient sur l’horizon, afin de savoir si l’on se trouvait au large de Perpignan ou devant le port de Narbonne ou encore non loin de celui de Lattes ou de Maguelone.

Les bateaux désireux de se rendre à l’île de Maguelone repairaient la montagne en forme de sphinx ou de lion couché relevant fièrement sa tête d’homme. C’était un lion qui se tenait au fond du golfe. Ce lion (que l’on peut voir de la place du Peyrou à Montpellier) ce pic, surnommé récemment « La Sainte Victoire du Languedoc » est un éperon calcaire situé loin derrière Montpellier. C’est le Pic Saint-Loup du nom d’un ermite (Loup) légendaire.

« Loup » était le nom d’un chevalier local amoureux, comme ses deux frères, d’une même dame. On dit qu’à leur retour de croisade, la dame, qui devait choisir l’un d’entre eux comme mari, était morte, et les trois frères firent vœu d’ermitage. Celui qui s’appelait Loup donnant son nom à la montagne sur laquelle il s’était réfugié.

Comme un écho de la légende de Maguelone l’histoire de Loup est aussi une histoire d’amour. La similitude est plus importante encore puisque aux trois anneaux volés à Maguelone par un corbeau, correspondent les trois frères formant la fratrie de Loup, donnant aussi trois ermites que je suis tenté d’appeler Hermites, ou frère en Hermès.

Ces trois anneaux de Maguelone, où ces trois « hermites », correspondent aux trois corps ou trois principes fondamentaux de l’alchimie : le soufre, le sel et le mercure.

Il faut remarquer qu’au Moyen Age la langue parlée était le Languedocien ou Occitan qui exprime « le lion » par « Lo lion » qui se prononce aussi « lou lion » transformant ainsi phonétiquement le lion en loup.  

Reconnaissons que Montpellier avec son œuf situé au pied de son sphinx (représenté avec l’œuf sur des façades urbaines, à la place de l’opéra ) ne peut qu’attirer l’attention des ésotéristes et laisser supposer quelques importants mystères.

Disons au passage que ce pic a longtemps attiré les chasseurs de « soucoupes volantes ». Durant les années 70 et 80 c’étaient, durant les nuits d’été, un lieu de rencontre des observateurs. Même l’auteur de science-fiction Jimmy Guieu y traîna ses pénates. Plusieurs m’ont dit avoir très réellement observé des appareils « extraterrestres ». Je vous rapporte seulement ce que l’on m’a dit, libre à chacun de se faire une opinion. Mais je puis vous affirmer qu’aucun ne s’est posé au sommet pour jouer au phare, même si le phare culturel de la ville de Montpellier aurait pu donner lieu à ce genre de bêtise de carabin en goguette.

J’aime certaines blagues estudiantines quand, par exemple, ces polissons changent nuitamment les noms de rues en « rue des magouilles ministérielles » mais j’ai particulièrement dégusté cette revendication devant la préfecture. Les polissons versèrent de la poudre à laver dans la fontaine de la place de la préfecture engluant dans sa mousse gigantesque CRS et pandores dans une joyeuse mêlée. Tout cela est hélas quelque peu confiscatoire puisque ces joyeusetés parfois salasses furent à l’origine de la disparition du carnaval dans la ville. Le défilé qui sonna le glas de ce genre de festivités fut le char de la faculté de médecine représentant un bateau avec ses hublots montrant des faces hilares. Durant le défilé nos étudiants assoffés appuyèrent très fortement sur la bouteille et au lieu de montrer leurs trognes d’éméchés il montrèrent leur derrière dénudé. Toute la bonne bourgeoisie bien pensante, celle qui fréquentait assidûment ses garçonnières, en fut offusquée et fit interdire le défilé carnavalesque pour son manque de moralité.

Bien sûr j’abrège car ce n’est pas là mon sujet. C’était pour montrer que depuis le Moyen Age les mentalités n’avaient pas changé et que le bon Rabelais dû s’y instruire et s’y défouler. Pour ma part, laissez-moi vous avouer que je me suis sacrément éclaté !

Revenons à nos moutons ou plus précisément à notre pic St Loup découpant dans le ciel la forme d’un lion couché qui aurait donné son nom au golfe du lion.

Ce lion est particulièrement évident lorsque l’on aborde Maguelone par la mer. C’est le repaire visuel qui permettait de savoir que l’on est à proximité de l’île.

Mais en plus de ce repaire optique, il y en avait un sonore. La cathédrale de Maguelone était pourvue d’une très grosse cloche, qui n’est plus là de nos jours, non seulement pour jouer la corne de brume lors du mauvais temps, mais aussi pour sonner l’alarme jusqu’à Montpellier pour prévenir de l’arrivée de pirates. Cette cloche était associée à la voix de le belle Maguelone. De ce fait, elle était pourvue de propriété magique concernant l’histoire de la belle amoureuse de Pierre de Provence.

Frédéric Mistral fit un jour allusion à cette cloche dans un discours qu’il prononça en français :

« Les compagnons du Tour de France, cette élité des ouvriers, cette élite du peuple, s’était donné pour mission d’aller se perfectionner, chacun dans son métier, en visitant et contemplant, en admirant tous les chefs d’œuvres de leur père, tout ce qu’il y avait de beau sur la terre de France…

En Languedoc, on allait voir le pont du Gard, l’église d’Albi, le clocher de Rodez, la Campano de Magalouno, si grande que quatre cordonniers pouvaient y travailler dessous… »

Le souvenir de cette cloche sera toujours vivace dans la région de Montpellier car elle avait la réputation de porter bonheur aux futurs mariés. Faut-il s’en étonner en ce lieu consacré par l’amour ? La tradition voulait que les jeunes filles grimpent sur le toit de la cathédrale pour la faire tinter. C’était le gage d’un mariage heureux accompagné de beaucoup de bonheur. Pourquoi ? Parce que la belle Maguelone de la légende, symbole très fort de l’amour, veillait sur elle et exaucerait tous leur voeux. Apparemment cela se réalise car dans la ville de Montpellier, on rencontre beaucoup de splendides filles qui ont dû combler de bonheur leurs parents puisqu’elles s’appellent Maguelonne, nom d’un amour comblé, après que leur future maman ait jouée l’acrobate, au risque de se rompre le coup en grimpant, comme des chattes de gouttières, sur le toit de la vénérable cathédrale.

Alors ne nous étonnons pas que Jonny, notre super star de la chanson, soit venu à Montpellier chercher ses gages de réussite et de bonheur.

Avec toute mon amitié.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:07

 

À mon amie au casque d’argent… merci Miranda pour cette illustration.

Chevalier

La belle Maguelone médite en son temple. Du berceau des cieux, elle anime ses songes bleus sur le miroir ondulé de l’eau.

Sur l’aile des goélands se tend, de l’Est à l’Ouest un long fil d’argent. L’eau et l’azur s’y fusionnent. Alors, se  dessine une gracieuse silhouette  turquoise mouchetée de flamants roses.

Puissance magmatique de cet îlot de feu qui  roule ses flammes quand s’unissent les êtres à l’horloge des cieux. Vagissement des causes et naissance des légendes.

Nous sommes trop aveugles pour sentir au-delà du réel la magie du temple de Maguelone protégé par la lourde carapace de pierre soutenant la voûte des cieux.

Voûtes romanes sous lesquelles s’abritait une civilisation magique d’un Christ omniprésent en qualité de Dieu ou de prophète. Lieu sacré où fraternisent la saga du Graal et toutes les épopées chevaleresques qu’elles soient sous le miroir de la lune ou face au cercle du soleil posé sur la croix.

En ce lieu la belle Maguelone au geste impérial et gracieux tend son index vers cet arc de triomphe ou passe une voie royale une voie nouvelle qui conduit vers une réalité difficile à imaginer, car l’océan des causes peut à tout moment rompre ses digues et tout bouleverser.

À vous toutes, à vous tous qui êtes sous le pavillon de sang signé de la croix d’or cléchée, réveillez la belle  la   dame des troubadours endormie depuis sept siècles dans son île, l’Avalon sacrée.

C’est l’heure cabalistique ou va éclore l’œuf de pierre qui fut placé jadis au cœur d’une cité par les serviteurs sans âge de Parsifal et de l’éternel féminin.

Avant d’aborder les racines du savoir ésotérique et de danser avec la belle Maguelone en son île d’Avalon, ce mont St Michel de la Méditerranée, sondons les richesses de cette grande dame cousine de l’Église actuellement défigurée. C’est elle l’Église de Jean qui fut à l’origine des courants mystiques transmettant des trésors initiatiques et qui de nos jours est devenu verbiage, fadeur et insignifiance dans ses réformes nécessaires mais combien écervelées.

Pour la comprendre débarrassons-nous de nos souvenirs d’enfance, de ces faces grimaçantes de grenouilles de bénitier de ces curés pervers et surtout des pets parfumés de bigots endimanchés.

Posons la question hors de tous traumatismes psychologiques hors de tous rejets inscrit dans le génome de notre vie perturbée. Quant aux bons croyants, ils peuvent arrêter là leur lecture, car je ne voudrais avoir sur la conscience leur révolte de conditionnés répétant infiniment leur litanie de pauvre martyr incompris et cependant détenteur de l’unique et inaltérable vérité.

Alors, qu’est-ce que l’Église ?

Évidemment, il ne saurait être question de parler de l’église, avec un « e » minuscule comme initiale, en qualité d’édifice religieux, de bâtisse où se réunissent les fidèles, mais de l’Église, avec un « E » majuscule en initiale, qui désigne la communauté se réunissant dans l’église. Si l’église est une structure visible, L’Église est en partie invisible. C’est l’institution religieuse, son édifice intellectuel, ses structures philosophiques et théologiques, ainsi que ses fondements liturgiques. L’Église est  doctrines et discipline ecclésiastique, elle est analogue au règlement intérieur d’une Université ou d’une corporation.

Les premières structures invisibles de l’Église furent instituées par les précurseurs des évêques et leurs assistants ou diacres qui étaient ordonnés prêtres car les prêtres n’existaient pas avant le IVeme siècle. La lettre de saint Paul à Thimoté (Première épître de Paul à Timothé, chapitre III, versets 1 à 13) est suffisamment expressive car l’apôtre donne des conseils aux évêques puis aux diacres sans nommer les prêtres.

Pour éviter de commettre des erreurs dans l’interprétation des anciennes structures ecclésiales autant que dans la compréhension du Nouveau Testament, il ne faut donc pas négliger les glissements sémantiques. Comprenez, chères lectrices et lecteur que le jeu terminologique favorise les doctrinaires désireux d’imposer leurs lois. C’est ce qui s’est passé tout au long de l’histoire à tel point que l’Église, au fil de ses exégèses, a perdu ses liens avec ses racines qui ne sont pas de l’ordre doctrinaire ou encore dogmatique, de ces dogmes qui ne font que cristalliser un corpus de croyances.

Fort heureusement pour les bons chrétiens, quelle que soit leur obédience, la dimension caritative est au-dessus de ces combats de chef ou de scribes et reste payée en monnaie universelle indépendamment de ce que les doctrinaires peuvent raconter.

Non, l’Église ne saurait revendique l’aura d’un abbé Pierre, lequel n’hésita pas à la traiter de criminelle devant l’absurdité assassine, décrétée par les mitrés des hautes sphères du Vatican, qui firent déconseiller aux bons chrétiens le port du préservatif au risque d’être contaminé par le virus mortel du Sida.

Hélas, beaucoup de concepts modernistes de la doctrine catholique sont susceptibles de générer une sorte d’axiomatique criminogène autant pour la vie biologique que pour la dimension mystique.

Soyons brefs, les scribes intellectuels sont de véritables dangers pour la voie spirituelle comme tout théoricien d’une technique quelle qu’elle soit est à cent lieues de saisir les adaptations pratique dont fait preuve le génie d’un bon ouvrier qualifié. Et le théoricien est tellement désincarné qu’il finit par raconter des bêtises, voire des monstruosités, car il est incapable de faire la différence entre une carte et le terrain, entre la lettre et l’esprit. L’Esprit est un espace de liberté ou règne créativité et adaptabilité faisant dire fort justement aux anthropologues que l’Homme est adapté à l’adaptation. Quant à la croyance, quelle quelle soit, elle a pour fruit l’immobilisme. Ors l’immobilisme caractérise la mort.

Les premiers chrétiens n’ignoraient pas cela, ils n’ignoraient pas que la vie spirituelle ne saurait se traduire pas la dictée de règles de vie, car chaque individu a son histoire a sa perception particulière. Si l’individualisme est un danger qui disparaît cependant dans la rencontre de l’autre à travers (et par) la célébration d’une liturgie non moderniste, non issue d’un esprit d’artifice, et snobinard, sacrifiant à la mode. La véritable liturgie n’est pas de l’opéra ou de l’opérette elle est enracinée dans la vie biologique et mystique intemporelle et y pourvoit sans pour cela dicter des lois. Évidemment, je suis à cent lieues de parler d’un quelconque traditionalisme, je tente seulement d’exprimer l’harmonie avec la « musique des sphères » si chères à Pythagore... Oui, cette harmonie devrait être liturgie.

La religion véritable est mystique de ce fait, elle s’insère dans l’universalité et dépasse toute croyance, toutes directives, toutes règles canoniques ou théologiques. Mahomet le savait quand il décida que le Christ était un prophète.

Dire cela repose sur une logique suffisamment contradictoire et insoutenable pour qu’il n’y ait pas un sens caché révélé à ceux qui savent s’affranchir de la lettre.

Pour montrer l’incohérence souriante de la présence du Christ dans le Coran, voici une anecdote. Un de mes amis évêque gallican roman ou gallican ancien reçut un jour le recteur d’une célèbre mosquée. La conversation aborda la présence du Christ en qualité de prophète dans le Coran.

« Vous êtes sur » dit mon ami « que le Christ est pour vous un prophète ? »

Cela ne fait aucun doute Monseigneur.

Pour vous il n’est pas plus que cela ?

Absolument rien de plus et rien de moins.

Vous m’en voyez réjouis. Puis-je vous poser une question ?

Avec le plus grand plaisir.

Mon ami le regarda dans les yeux et dit :

Croyez-vous qu’un prophète puisse mentir ?

Aucun musulman ne saurait mettre sa parole en doute !

Alors dites-moi, cher ami, le Christ quand il a dit qu’il était Dieu, as-il menti ?

L’échec et math étaient tels, que le musulman pâlit et silencieux et digne se leva et gagna la porte. Mon ami en fut affecté, car l’échange à un niveau supérieur en fut confisqué.

Je raconte cela pour montrer une subtilité de ce livre dans le sens d’un œcuménisme mystique sous-jacent qui ne peut qu’être mal compris quand on l’aborde avec une logique cartésienne. Cette dimension est évidemment hors de portée de tous fondamentalismes.

L’islam à ses débuts le savait, c’est de cet esprit mystique fondamental, que sont issus (au début du VIIIeme siècle) les Ismaéliens.

La mentalité de l’ismaélisme est exactement la même que celle du gallicanisme Roman qui devait régner dans la cathédrale de Maguelone. Les deux religions prônaient essentiellement la liberté. Autant dans le Romanisme Gallican, que dans l’ismaélisme, était prôné la recherche du triomphe de l’esprit sur la lettre et celui de la vérité sur la loi.

Il ne pouvait donc y avoir qu’une entente profonde et la cathédrale de Maguelone était un lieu sacré autant pour les chrétiens que pour les Ismaéliens qui venaient de port Sarasin tout à côté.

Cela explique l’attitude de Charles Martel qui détruisit (en 737) non seulement les infrastructures du port Sarasin mais aussi la cathédrale. S’il avait ignoré cette connivence, il n’aurait pas détruit le temple chrétien. En réalité il a voulu punir autant les baptisés que les musulmans de cette entente sacrée qu’il jugeait hérétique par son esprit conditionné montrant par là que son nom de Martel fut choisi à bon escient par le bon peuple friand de jeux de mots... C’était autant un marteau militaire qu’un militaire marteau.

Ce lien entre la mystique chrétienne et la mystique musulmane est concrétisé par la présence, quelque peu incohérente dans le Coran, du Christ en qualité de prophète. C’est au-delà de la logique qu’il devient possible de saisir l’importance de sa présence.

La communion des Chrétiens et des Musulmans se réalise dans le silence qui court dans l’univers, c’est celui qui nous écoute et qui parle.

« Homme ! dit une mystérieuse voix goguenarde, tu t’imagines grand et superbement intelligent alors que tu es vermisseau et bourré de vanité. N’as-tu pas honte freluquet de t’imaginer que ton bagou mène à tout ? »

La prière n’est pas récitée, elle n’est pas non plus pensée mais communion dans l’ici et le maintenant, où les mots à peine formulés sont vapeur d’encens et s’élèvent au sein du silence sacré, de ce silence d’où monte en suavité un hymne rédempteur.

« En rien gît tout. » Disaient les vieux maîtres alchimistes à l’écoute des autres, à l’écoute de leur matière, à l’écoute de la profondeur de leur être.

À cette époque l’ésotérisme était indissociable des deux courants de pensée. D’où le partage des connaissances des lois de l’univers et de la vie si bien illustrées par l’alchimie, germe fécond, pour créer une faculté de médecine à Montpellier ou chrétiens, Juifs et musulmans allaient officiellement enseigner avec la bénédiction de l’évêque de Maguelone grand maître de l’université.

L’Église véritablement Universelle est l’Église Unie du premier millénaire, ou l’Orient et l’Occident vivait harmonieusement sous le même toit, avec ce que cela implique sur le plan de la formation mystique et initiatique. Cette église avait une autre vision du Christ et du monde alors que les Églises actuelles tendent a devenir des idéologies plus ou moins assujetties au pouvoir politique et qui raisonnent résonnent, alors qu’il faut crever le tambour...

Cette Église UNE était l’Église des Gaules, de toutes les Gaules c’est-à-dire de l’Europe et du bassin méditerranéen car les Gaules n’était pas uniquement celle de Versingétorix mais aussi celle d’Espagne d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne d’Autriche, d’Italie, de Constantinople des Balkans, des pays Baltes de Russie et de ses pays limitrophes, et aussi d’Afrique du Nord. C’était cela les Gaules spirituelles, celles du coq qui annonce la lumière et qu’il ne faut pas associer à notre petite Gaule d’Astérix. C’est d’ailleurs pour éviter des confusions entre les Gaules que notre pays s’appela la France.

Donc l’Église des premiers siècles s’appelait Eglise Gallicane qui n’a rien de commun avec les Églises Gallicanes actuelles issues de la Pragmatique Sanction de Bourges qui fut établie tardivement en 1438.

Cette Église Gallicane de Charles VII caractérise l’Église de France émancipée du Vatican collecteur d’impôts d’une manière outrancière dont la dégradation spirituelle commençait à s’amorcer sérieusement. Oui, le roi conscient de cette déchéance voulait se séparer d’elle,  car elle n’était déjà plus mystique. Cette Église au Christ désincarné, antinomique des puissances vitales génératrices de toutes causes, devenait imperméable aux lois de l’univers et de notre nature mais perméable aux discours fallacieux branchés au tout à l’égo.

Non, cette Église qui ose afficher sur les murs de ses temples sacrés des calicots à connotation syndicalistes et sacrifiant à la mode des musiques Rock n’a aucun rapport avec l’Église Gallicane éternelle du premier millénaire qui se juxtaposait avec la période historique de l’architecture romane ce qui en fait le « Gallicanisme ancien » ou « Gallicanisme Roman ».

Quant aux Églises qui, actuellement, portent le nom de Gallicane, elles sont proches de l’Église Catholique.

L’évêché de Maguelone fut créé au VIème siècle par les Wisigoths (Le premier évêque connu avec certitude est Boèce qui débutât son pontificat en 589). Il eut un prédécesseur dont on ignore le nom. Quoi qu’il en soit, cet évêché fut fondé plus d’un demi-millénaire avant la fondation de Montpellier. Ce sont les pontifes de cette île qui vont guider la jeune cité dans son développement. Ils vont lui insuffler son âme.

Ces premiers évêques vivaient, comme je l’ai dit, en bonne compagnie avec les Sarrasins (comme le feront plus tard les chevaliers du Christ devenus Templiers) qui avaient établi un port à côté de la cathédrale. Malgré la présence de musulmans, la liberté de culte est maintenue sans être perturbés par les mahométans. Nous avons là une énigme évidente. Une pareille cohabitation ne saurait s’instaurer sans tolérance mutuelle et probablement une connivence, et des échanges secrets. En tout cas cette ouverture d’esprit, ce respect mutuel, se perpétuera chez les évêques et chez les Sarrasins. Peut-on parler d’une forme discrète de collaboration ? Nul ne le sait, mais Charles Martel en fut convaincu et détruisit tout sans discrimination. Il aurait pu s’écrier, comme plus tard Simon de Monfort au massacre de Béziers : « tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

Montpellier est fille de la belle Maguelone, qui à façonné son esprit, elle a Inspiré ce haut lieux de connaissance. L’initié et évêque Jean Ier de Montlaur, grand maître de l’université, était à son chevet pour que musulmans, chrétiens et juifs suivent la même avenue des champs Élyséen. Les troubadours sont venus chanter sa beauté et l’évêque les a aussi protégés. Les poètes l’ont sublimée, même les plus grands tel Arioste, le grand Cervantes et notre Clément Marot et plus récemment Maurice Clavel né tout à côté à Frontignan.

Le félibre naissant en a fait un lieu sacré. Ainsi dans « Mireille » Frédéric Mistral compare son héroïne à « Magalouno » et le 21 mai 1900, il préside la fête de la « Santa Estella » à Maguelone.

Ainsi, s’imbriquent autour de l’œuf alchimique de Montpellier nouvellement né, sous l’inspiration cabalistique du Dr alchimiste Grasso et sous le ciseau du sculpteur Etienne Baussan, toute une dimension alchimique dont Folco de Baronchelli traduit la profondeur en son poème ou l’amour sublime décrit les principes fondamentaux sur lesquels repose la fin amour des troubadours et l’Art d’Amour ou alchimie :

« Jeunes gens qui parlez de l’amour

Comme de toute chose agréable et mortelle

Taisez-vous : l’amour est la grande force éternelle

Qui agrège les mondes et féconde les fleurs. »

L’amour s’avère être l’aspect essentiel des forces d’attraction qui constitue l’élément fondamental de l’univers. Il est la forme la plus haute de ce fil d’or qui est le « champ Unitaire » organisateur du cosmos. Il est donc la clé de l’alchimie autant au laboratoire qui se résume en un seul mot : Coagula ou coagulation ou agrégation… des mondes. Mais avant cela, il faut trouver la solution (solve) à bien des problèmes. Quelle épreuve pour notre pauvre cervelle malmenée puisque dispersée dans les tourments du sentimentalisme associé à notre friandise de  complexité.

Certaines légendes guident notre intuition vers le juste savoir. Devrais-je souligner que l’homme est ainsi conçu, physiologiquement, qu’il est capable de saisir le symbole d’un conte pour en conclure un fait ? Encore faut-il apprendre à extraire d’une partie la totalité, de savoir la déduire d’une fraction de donné, en un mot d’acquérir la pensée holoscopique comme je l’explique dans Holoscopie de la spiritualité occidentale.

Folco de Baronchelli se battit pour que les Gitans puissent sortir de l’église la vierge noire vénérée dans la  crypte pour la conduire chaque année vers la mer là où débarquèrent Lazare, Joseph d’Arimathie avec le Graal, Marthe, Marie-Madeleine et aussi la dépouille de Sainte Anne qui fut transférée à Apt. L’Église était réticente, car elle ne voulait pas accréditer la fondation d’une Église plus ancienne que celle de Rome. Aussi Rome traina les pieds et accepta de mauvaise grâce et ce n’est que depuis les années 50 que les prêtres accompagnèrent la procession. Telle est la raison pour laquelle l’Église de France est appelée Fille Aînée de l’Eglise.

Folco de Baronchelli était manadier, il aimait ses bêtes et tendait à les soustraire au drame de la corrida en participant activement à la naissance des courses camarguaises.

Le transfert de sa dépouille d’Avignon à la tombe actuelle au cœur des immenses prairies des Saintes-Maries-de-la-Mer marqua à jamais la mémoire de tout camarguais. Quand, le 21 juillet 1951 veille de la Sainte-Marie Madeleine, le convoi mortuaire traversa lentement le vaste espace où les taureaux paissaient en liberté, un phénomène étrange se produisit. Les animaux de son ancienne manade se regroupèrent et silencieusement s’approchèrent pour regarder passer la procession mortuaire puis lentement l’accompagnèrent, derrière les hommes profondément bouleversés, jusqu’à sa dernière demeure.

L’amour qui agrège les mondes a d’étranges sonorités qui vont au-delà de l’audible et parfois du compréhensible car il englobe tout ce qui est vivant.

Le golfes du Lion correspond non seulement au roi des animaux mais aussi , pour les astrologues et les grands médecins comme Paracelse, au soleil et surtout au cœur. Dans le golfe du soleil et du cœur est vénus, la belle Maguelone, car Vénus en occitan s’écrit et se prononce Maguelono. Magnifique spectacle céleste ne trouvez-vous pas ? Vénus est aussi Marie-Madeleine cette étrange « prostituée » à qui le Christ affirmait : « Il te sera pardonné, car tu as beaucoup aimé ».

Marie-Madeleine se serait-elle retirée sur l’îlot qui porta désormais son nom latin de Magdalena ? nul ne le sait.

Quoiqu’il en soit la légende de Maguelone est une belle histoire d’amour. La voici en résumé :

Au Moyen Âge, Pierre, fils d'un comte de Provence, aurait entendu parler de la beauté d’une princesse napolitaine qui s’appelait Maguelone. Dès qu’ils se virent, les deux jeunes gens tombèrent éperdument amoureux l’un de l’autre. Comme gage de son amour, Pierre offrit trois anneaux d’or à sa promise. Un soir, ils décidèrent de s’enfuir à cheval. Ils firent une halte au bord de la mer afin de se reposer. C’est alors qu’un corbeau déroba les trois anneaux d’or de la princesse et s’enfuit en direction du large. Pierre décida de poursuivit l’oiseau sur une barque, mais soudain, une tempête se leva et fit chavirer la petite embarcation. Heureusement, un navire maure venant d’Afrique passa par là et sauva Pierre d’une mort certaine.

Pendant ce temps, Maguelone attendait désespérément. Inquiète, triste, elle marchait sur la plage attendant le retour de son bien-aimé. Elle arriva sur une petite île qu’on appelait alors « Port Sarrazin ». Dans toute sa détresse, elle comprit qu’elle ne pouvait compter que sur Dieu, aussi décida-t-elle de fonder un hôpital et une église sur ce tout petit îlot. Lorsqu’elle donna un nom à l’église, elle n’hésita pas et ses pensées se figèrent sur son amour disparu : l’édifice allait s’appeler Saint-Pierre, en hommage à son courageux bien-aimé.

Pierre était quant à lui parvenu à accomplir de grands faits d’armes auprès de l’armée du sultan. Pour le récompenser, celui-ci lui redonna sa liberté.

Pierre partir pour retrouver sa princesse, mais il fut abandonné sur une île déserte par son propre équipage !   Là des pécheurs le retrouvèrent et le ramenèrent à l’hôpital de « Port Sarrazin » où il retrouva la belle Maguelone.

Ainsi naquit la cathédrale de Maguelone.

 

Nul ne doit se tromper sur la dimension symbolique des trois anneaux après lesquels Pierre court et pour cela il surmonte des épreuves où la chance n’est pas étrangère. Les trois anneaux ne sont autres que les trois corps ou trois principes alchimiques : le soufre, le mercure et le sel. Pierre qui passe ses épreuves n’est autre que les épreuves subies par la Pierre des alchimistes ou Pierre philosophales. Histoire que ne saurait mieux illustrer la présence de l’art d’amour (qui est un nom de l’alchimie) à la cathédrale de Maguelone, ce que confirme l’attitude des évêques et la perpétuelle présence de l’alchimie et de la spagyrie au sein de la faculté de médecine.

Mystiques, poètes, romanciers, musiciens, troubadours et Félibres, glorifiaient le dame, le fin amour des troubadour dont la dimension céleste s’épanouit dans le légendaire.

Impossible de tout dire ici, mais soyez persuadé que ce lieu sacré est un endroit particulier pour accompagner les démarches spirituelles fondamentales pour ouvrir à tous mystique sincère une voie nouvelle. La belle Maguelone n’est autre que la via nova… Elle vous attend !

 

Avec toute mon amitié.

 

P. S. : À la demande de mes lecteurs et de ceux qui assistèrent à mes conférences et firent la balade alchimique dans Montpellier, voici des renseignements succincts sur les diverses Églises Gallicanes.

Le gallicanisme actuel est uniquement Français. Il est issu d’une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l'organisation de l'Église catholique en France de façon largement autonome par rapport au pape.

Cette Église est née officiellement, en 1438, avec la pragmatique sanction de Bourge promulguée par le roi Charles VII.

Ses prêtres et évêques peuvent se marier, cependant les femmes n’accèdent pas au sacerdoce. Leur droit est le même que celui des catholiques sauf qu’ils n’obéissent pas au pape. Ils rejettent tout ésotérisme et l’alchimie. C’est une Église de croyance, proche des Catholiques. Les différentes Églises gallicanes sont les suivantes :

l’Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet.

l’Église Catholique Apostolique et Gallicane.

La paroisse Sainte-Rita à Paris 15eme

l’Église catholique gallicane de France.

l’Église catholique gallicane de Belgique.

Mission gallicane en Provence.

 

L’Eglise gallicane Romane est l’Église européenne antique. Comme les premiers évêques étaient mariés, leur clergé peut se marier. De même les femmes peuvent devenir prêtre, car à l’aube du christianisme, elles étaient prêtresses sous le nom de diaconesse et évêques sous la non d’abbesses mitrées. Cette Église considère que la spiritualité et l’ésotérisme , notamment l’alchimie bien comprise, sont des tremplins considérables pour se réaliser et découvrir la puissance christique en action dans la matière et l’univers.

Petite particularité par rapport aux autres Églises qu’elles soient gallicanes ou non : ses services sont gratuits (baptêmes, mariages etc.)

Cette Eglise Gallicane ancienne est une Église de Connaissance et non de croyance. Dans le cas contraire, elle n’aurait aucune raison d’exister, car c’est là son caractère fondamental.

Depuis 1972 il n’existe qu’une seule Église Gallicane ancienne au monde. Son siège central est à Montpellier. Son siège des Antilles (Guadeloupe, Martinique, st Martin et St-Barthélemy) est à la Martinique (le Robert).

Cette Église a choisi de privilégier la valeur de ses membres et non leur nombre.

L’évêque alchimiste fondateur (en 1972), Mgr Roger CARO 1992, lui a donné le nom d’Église Universelle de la Nouvelle Alliance.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 09:21

MONASTERE GALLICAN  

La naissance d’Arnaud de Villeneuve est difficile à définir, mais la culture qui lui fut dispensée et ses fréquentations de la plus haute aristocratie  laisse supposer qu’il était issu de la famille des Arc

Il fréquentait les prélats de Maguelone, nom issu de l’Occitan, qui signifie, Madeleine. Maguelone est la ville créée par Marie-Madeleine, dit la légende, après son débarquement à Saintes-Maries-de-la-Mer. Les évêques avaient établi là, dans cette île, leur cathédrale qui fut plus tard abandonnée, au bénéfice de la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, édifice puissant jouxtant la faculté de médecine où Arnaud de Villeneuve exerça en qualité de chancelier où, comme l’on dit aujourd’hui, président, doyen ou encore recteur de l’université.

Plus d’un siècle avant que la Faculté soit officiellement reconnue (1289), l’évêque Jean de Montlaur Ier décréta, en 1181, la liberté d’enseigner sans exclure les Juif et les Arabes. Cette décision dénote une ouverture d’esprit peu commune dans un « obscur » Moyen Âge, qui n’est pas sans analogie avec les « maisons de la sagesse » des musulmans Fatimides (ismaéliens) qui s’ouvraient aux juifs et au chrétiens dont la plus importante se trouvait au Caire disposant d’un immense fonds culturel issu de l’antique bibliothèque d’Alexandrie.

Peut-être ne faut-il pas s’étonner de cette attitude d’ouverture quand on remarque que le domaine de Montlaur jouxte, dans l’Aude, les monts Alaric, contenant les trésors de trois rois, dit la légende. Situé entre Narbonne et Carcassonne cet endroit est en plein cœur du haut lieu initiatique des Corbières, ce qui laisse supposer que Jean de Montlaur était un « corbeau » chrétien (dans le sens fondamental du terme, c’est-à-dire mystique et non dogmatique) ou initié du premier degré sur la toute première marche d’un escalier qui en compte sept.

Je souligne  que le chancelier Arnaud fut choisi par l’évêque de Maguelone, car c’était ce prélat qui était le grand maître de l’université,

Pour parvenir à cette fonction Arnaud ne pouvait qu’être en relation avec les prélats de la cathédrale de Maguelone. Ce genre de relation avec les nobles ecclésiastiques laisse supposer une lignée aristocratique d’où serait issu le grand alchimiste médecin. 

Un fait rend crédible cette supposition d’Arnaud membre de la famille des Arcs, c’est celui de l’ordination au diaconat de de sa nièce (fille du seigneur des Arcs : Arnaud II de Villeneuve) la future St Rosine-de-Villeneuve Abbesse du couvent de la Celle-Roubaud (Chartreuse) par l’Évêque de Toulon-Fréjus… qui deviendra, en 1316, le pape alchimiste d’Avignon Jean XXII lequel admirais Arnaud autant pour ses connaissances médicales qu’alchimiques.

Petite précision au passage. En 1200. La chapelle Sainte-Roseline était le prieuré  de Sainte-Catherine du Mont Sion ou prieuré de Sion. Ce prieuré fut cédé aux moniales Bénédictines avant d'être occupé par l'Ordre des Chartreux (les « pères blancs »). En 1504, le monastère devient le monastère de Sainte-Catherine d’Alexandrie. Le nom de chapelle Sainte-Roseline n'apparaissant qu'au XIXe siècle.

Les chercheurs de Rennes le château peuvent faire l’équivalence entre le prieuré de Sion et Sainte Roseline, sans oublier que Sainte-catherine fut l’une des voix qu’entendait Jeanne d’Arc.

Arnaud épousa à Montpellier Agnès Blasi. Il eut une fille qui devint, comme sa cousine Roseline, religieuse. Elle entra au couvent des sœurs de St Marie Madeleine.

Prieuré de Sion, Sainte-Roseline, Sainte Marie-Madeleine, Jeanne d’Arc, Arques… En ces noms se glissent des liens qui ouvrent de nouvelles compréhensions.

Voilà, je me suis bien amusé à vous raconter ce qui précède, mais peut-être ne faut-il pas le prendre trop à la légère. Si vous venez bronzer sous le soleil du midi allez à Maguelone et recueillez-vous sur la tombe, très réelle, (au fond de la chapelle du St Sépulcre) de la belle Maguelonne dont la légende préfigure l’actuelle saga du Seigneur des Anneaux. Belle Maguelone est la dame des troubadours que protégeait l’évêque initié Jean Montlaur Ier. Que dire pour conclure cette page un peu folle si ce n’est que sainte Roseline n’avait pas un tonton flingueur !

Avec toute mon amitié.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:55

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Plusieurs participants à ma conférence du 16 novembre étaient désireux d’avoir un peu plus de détails sur la naissance de Montpellier. Voici donc quelques précisions…

La naissance de la ville de Montpellier est étrange. Elle fut un cadeau pour un service dont on ignore la valeur. Les donateurs furent de puissants seigneurs dont le château était au bord de l’étang de l’Or (non loin du port) qui est le reste de l’un des sept bras du Rhône appelé Rhône mort. Le château dominait le village avec cette fierté de se savoir si prestigieux, quant à la lignée, des plus grands de ce monde.

Le premier comte du village de Melgueil n’était autre que le père de Saint-Benoit d’Aniane qui  fut  réformateur des bénédictins  et compagnon de l’empereur Louis le Pieux (fils de Charlemagne) qui vécu de 814 à 840.

Ce n’est qu’en 910 que les comtes devinrent héréditaires avec Bernard Ier. C’est  Bernard II qui fit don, avec sa femme Sénégonde, du futur emplacement de Montpellier qui comprenait essentiellement une ferme avec quelques cultures et un seul homme : Amalbert. Ce don énigmatique fut fait à un certain Guillem le 6 des Calende de décembre (26 novembre) de 985 sous le règne de Lothère.

Mais Guillem, dont on ignore tout, ne prit possession de son bien qu’à la mort de Bernard II en 989. Pourquoi cette attente ? Encore une énigme…

Le domaine agricole d’Amalbert est celui du futur Montpellier,  il se situait non loin de l’arc de triomphe ou porte de la place royale du Peyrou.

 

L’étang de l’Or porte un nom qui n’est pas sans intriguer les hermétistes. Melgueil ou Maugio avait le droit de battre monnaie à la fin du Xeme siècle. Un texte de 963 signale les monnaies melgoriennes. Les lingots d’argent provenaient des mines de Villemagne (avec sa magnifique abbaye), Orzal et Largentière.

Sa valeur était exceptionnelle puisque une livres de la monnaie Melgorienne valais environ 9 de la monnaie royale, pureté qui laisse rêveur... La valeur était telle que les pays du levant qui commerçaient avec Melgueil exigèrent d’êtes payés en monnaie de Melgueil. Aussi au XIXeme siècle on trouva, dans le désert de Gobi, à la suite d’une très forte tempête de sable les restes d’une caravane composée de squelettes de certains chameaux chargés de monnaies de Melgueil.

Une énigme demeure : pourquoi appeler l’étang de Maugio étang de l’or alors qu’il était question en ce lieu de monnaies d’argent ? Peut-être les hermétistes ont-ils la réponse ?

Avec toute mon amitié.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:46

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J’ai été heureux de découvrir, lors de la balade alchimique dans Montpellier, l’intérêt porté par tous à la science d’hermès. L’alchimiste fou et avide de ligots d’or a disparu des mémoires. La ville a revécu dans l’ombre du grand Arnaud de Villeneuve et de Rabelais et Nostradamus faisant franche ripaille mais avide de connaissance et surtout de savoir leur prochain en bonne santé.

On voit revivre saint Roch sortant de la faculté de Médecine. Il est aisé de surprendre nos spagyristes devant leur alambic pour préparer leur pierre végétale. Voici les premiers comprimés enrobés de miel et de réglisse. Quand l’image de cette pharmacopée s’effacera, restera alors le miel et sa réglisse, ce bonbon à nom de fille : les grisettes de Montpellier.

Elles nous grisent en effet par la puissance de leur secret au parfum d’éternité.

 Il est vrai que faire découvrir l’alchimie ne peut se réaliser qu’à dose homéopathique. Cette manière de procéder fut immédiatement comprise et permis des échanges fructueux. La démystification d’une alchimie uniquement transmutatrice fut donc aisée. L’alchimie est redevenue médecine dont les symboles courent sur les murs de la ville pour la parer du plus grand des mystères qui fit écrire à André Breton : « je cherche l’or du temps ». Oui,  sortir du temps n’est pas une mince affaire, mais comme nous avons plus de temps que d’or tout est permis…

Notre balade s’est déroulée entre deux nuages lourds de pluie nous épargnant ainsi une douche automnale.

J’attends donc dimanche 28 à 10 heures (parc à voitures des arceaux) le prochain groupe pour la visite de la ville.

J’informe ceux qui n’ont pu venir à ma conférence qu’elle sera rééditée.

Avec toute mon amitié.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 16:58

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La balade alchimique dans Montpellier à lieu les dimanches 21, 28 octobre et 04 novembre.

Peu  désireux de faire une promenade en  ciré de pêcheur sous une pluie battante je propose, dans un cas de météo défavorable, de nous retrouver le dimanche suivant avec un autre groupe. Donc s’il pleut dimanche 21, nous nous retrouvons dimanche 28. S’il pleut le dimanche 28 nous nous retrouvons le dimanche 4 novembre.

Nous finirons par trouver un rayon de soleil !

Je rappelle que ceux qui n’ont pas assisté à la conférence du 16 octobre ne peuvent participer à la balade.

J’ai parfois fait visiter Montpellier sans la conférence préalable. Le résultat fut l’émergence d’un esprit spéculatif de théoricien chevronné, jouant plus ou moins sur les mots. Un gargarisme de tout à l’ego sans nul rapport avec L’oratoire ou le laboratoire. Tel fut le fruit de l’incompréhension la plus totale car tout cela est à 100 lieux de la simplicité de l’esprit alchimique. 

Cela étant dit, ceux qui n’ont pu venir à ma conférence et qui désirent faire la balade sont priés d’entrer en contact avec moi, car il y a ÉVIDEMMENT des arrangements possibles.

 

La balade alchimique dans Montpellier à donc lieu les dimanches 21, 28 octobre et 04 novembre.

Avec toute mon amitié.

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